mercredi 25 janvier 2017

La Consommation de Tabac et d’Alcool ne cesse d’augmenter dans le monde. Si des mesures de limitation voire d’interdiction sont mises en place dans les pays occidentaux (extension des zones non fumeur, règlement sociaux et contrôle de l’éthylisme notamment au volant), au contraire, les chiffres n’ont jamais été aussi élevé dans les pays du sud et particulièrement en Afrique. Même en Europe, si les adultes sont beaucoup plus touchés par ces restrictions (au travail, dans les cafés et restaurants, le cinéma,…) donc obligés de se limiter, les jeunes et surtout les ados dans le milieu ou ils évoluent (sur les terrains vagues, les terrains de sport en plein air,…) sont nettement moins soumis à ces interdictions. L’addiction touche donc davantage le plus jeune âge et même dans les pays riches.

Dans un autre domaine, la modernisation a fait développer la science et pousse de plus en plus le citoyen à prendre conscience de sa santé tout en l’obligeant à se soucier de celle de son entourage (sa propre famille, ses collègues, ceux qui partagent le même restaurant). Mais malheureusement, si les campagnes contre ces produits nuisibles pour la santé cartonnent de plus en plus en Europe et dans les pays en pleine croissance, l’effet contraire se ressent dans les pays en développement et particulièrement dans les zones les plus reculés. Il ne faut point se voiler la face, les multinationales essaient de compenser leur manque à gagner et cherchent à multiplier leur chiffre d’affaire dans les pays pauvres. Pire leur politique commerciale s’oriente davantage vers les plus fragiles et les moins préservés, c’est-à-dire les jeunes et particulièrement les ados voire davantage: les jeunes filles. Les produits aux couleurs plus attirantes, aux parfums, aux goûts et aux aspects plus recherchés ne cessent-ils pas d’augmenter aussi bien en tabac qu’en alcool. Les prix sont même de plus en plus démocratiques. Certains journalistes vont jusqu’à écrire que les vrais faux produits sont sciemment commercialisés pour capter davantage les petites bourses et équilibrer les pertes que les magnats du commerce accusent ailleurs.

Enfin, dans un tout autre registre, quand on n’a ni Cinéma, ni Théâtre et même parfois pas de télévision; quand les problèmes ne cessent de s’accumuler (dans les foyers, dans le milieu du travail, dans la société et même au sein de la nation) le partage de la fumée et du petit verre ne constitue t’il pas le seul moyen de se décaler des misères du quotidien (en malgache : manal’azy) ?… N’est ce pas devenu le seul trait d’union entre les classes, les hiérarchies, les tendances et autres mouvances ?…

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Dr Raharison

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