mardi 24 janvier 2017

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Ce travail consiste en la comparaison entre la révolution verte crée en 1 960, la révolution doublement verte apparue en 1 995 et l’agriculture biologique inventée en 1920 par Rudolf Steiner.

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I- Quelques définitions

 

La Révolution verte (RV) a été créée en intensifiant les cultures grâce à des semences améliorées, des engrais de synthèse, ainsi que des produits chimiques pour lutter contre les maladies des plantes. Elle a eu comme conséquence la hausse des rendements des cultures ainsi que l’augmentation de la démographie.

La révolution doublement verte(RDV) tient compte des inconvénients de la RV. Si pour cette dernière, la hausse des rendements est un acquis, il faut tenir compte de l’écologie du milieu et tel est le changement apporté par la RDV.

L’ agriculture biologique(AB) respecte le vivant et les cycles biologiques propres à chaque être. Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques doivent respecter des cahiers de charges et des règlements qui excluent l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse ainsi que les organismes génétiquement modifiés.

 

II- Quelques exemples

 

Si durant la RV, les cultures sont pures comme par exemple un champ de blé, lors de la RDV et de l’AB, les cultures sont associées et alternées, comme par exemple un champ de maïs avec une culture de soja.

Lors de la préparation du milieu, si en RV on obtient un sol nu, lors de la RDV, par exemple, dans le cas de la production de biocarburant, on doit préparer le sol. Dans ce cadre, il faut un labour profond pour enfouir les mauvaises herbes, planer le sol à la herse et semer les plantes de couverture pour éviter l’érosion du sol. On enfonce ensuite les boutures de canne à sucre à la bêche. Les plantes de couverture maintiennent alors l’humidité du sol et fertilisent ce dernier grâce à la transformation des débris végétaux en humus. Enfin, on apporte les engrais minéraux pour fertiliser la canne à sucre. A la suite de la mise en place de la canne à sucre, les racines des différents végétaux pénètrent plus facilement et ont facilement accès à l’eau grâce à la couverture végétale. A Madagascar, on peut obtenir jusqu’à 4 Tonnes/ha de canne à sucre et même plus selon la qualité du sol.

 

On notera que les engrais minéraux sont utilisés aussi bien en agriculture intensive qu’en RDV. Enfin, en AB, les engrais proviennent de sources animales ou végétales.

 

Dans l’éventualité de la gestion des maladies, si en RV, on utilise des produits chimiques, dans le cas de la RDV et en AB, la lutte biologique est préconisée. C’est ce qui se passe quand on utilise de la poudre de tabac pour lutter contre les maladies dues aux champignons, ou les coccinelles contre les pucerons.

 

Pour la gestion du risque, en RV, il y a spécialisation des cultures pour obtenir un maximum de productivité tandis qu’en RDV et en AB, il y a diversification des cultures. Dans l’occurrence de l’association maïs soja, par exemple, si la culture de maïs est ravagée par les parasites, on peut compter sur la culture de soja.

 

Enfin pour la gestion de l’élevage, si en RV l’élevage n’est pas forcément associé aux cultures, en RDV et en AB l’élevage est fournisseur de travail, d’engrais et constitue une épargne vivante.

 

III- Conclusion

 

Après avoir décrit les avantages et les inconvénients des différents systèmes de production, le choix d’un type de culture dépendra des objectifs que vous vous serez fixés pour votre exploitation. Ici, nous optons pour l’agriculture biologique pour éviter la pollution, et les maladies provoquées par l’utilisation des pesticides. En effet, en évitant les produits de synthèse, l’agriculture biologique préserve la qualité de l’air, du sol, et notamment de l’eau, du fait de la non utilisation des nitrates. De plus, l’agriculture biologique favorise l’utilisation de races animales et des espèces végétales les plus adaptées aux conditions écologiques régionales. A Madagascar, par exemple, si le zébu est présent dans toute l’île, son lieu de prédilection pour l’élevage reste quand même les milieux arides comme le sud de l’île ou l’ouest notamment à Tsiroanomandidy. Par ailleurs, en privilégiant la qualité à la quantité, elle ne crée pas d’excédents agricoles dont la conservation est coûteuse. Enfin, elle nécessite beaucoup de main d’œuvre, ce qui favorise l’emploi en milieu rural.

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III- Tableau récapitulatif des différents types d’ agricultures.

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Myriam Schaffner

 

Bibliographie :

– Vers une révolution doublement verte : séminaire Futuroscope Poitiers 8 et 9 novembre 1995. CIRAD et Fondation prospective et innovation.

 

– Le système sous couverture végétale appliqué à la canne à sucre dans une perspective de production de biocarburant. Zanavelo Eugéno Arnel. 27 avril 2 007.

 

– Etat des lieux de la formation en semis direct sur couverture végétale permanente. Mai 2 007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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