mercredi 25 janvier 2017

Candidat N°46

J’estime que deux points de vue valent mieux qu’une pour aborder le sujet. D’un, le côté croyant d’un malgache, et de deux, le côté citoyen conscient du monde qui l’entoure.

Diversité dit-on, pourquoi ne pas dire variété ? (c’est bien le synonyme). La raison est simple. La plupart du temps, il est question d’animaux, de plantes ou de tout ce qui se trouve en dessous de l’être humain que nous sommes quand nous disons variété. Cela nous éclaire donc car il s’agit bien de nous, les humains, dans ce grand mot la diversité.

Savons-nous seulement ce que cela implique ? La majorité croyante des malgaches serait d’accord avec moi si j’avance que nous sommes des œuvres de Dieu, les plus belles à ce qu’il paraît ! Des hommes, des femmes, des personnes qu’il a façonnés selon son image. Nous nous plaçons en tête de classement de toutes les créatures aériennes, marines et terrestres. Nous nous différencions des chimpanzés grâce à la parole, à la conscience et tout ce qu’on entendait dans nos cours de philosophie et de sciences naturelles. C’est l’image de Dieu. Et personne n’a été « épargné ». Tout être humain a reçu ces distinctions. Peut-être quelques-uns plus que d’autres mais on l’a tous. Tous, c’est tous : noirs, blancs, rouges, jaunes, marrons voire bleus ou verts… Alors, on parle bien de diversité puisque cette question de couleur vient à l’esprit immédiatement pendant la prononciation même du mot diversité.

Tout est question de différence, de nuance, de variété donc de diversité.

Apportons plus de précisions au terme « différence » mentionné précédemment. Par opposition, nous avons le mot unité (cohérence formelle interne). Ne serait-ce pas utopique que de parler d’unité alors même que les éléments quotidiens qui nous entourent sont aussi divers ? Les personnes blindées d’expérience en sont convaincues. Un petit exemple : que cherchons-nous pendant les vacances ? Réponse : quelque chose de différent de ce qu’on vit tous les jours, d’autres têtes et paysages, diverses expériences nouvelles aussi courtes soient-elles.

Alors nous sommes d’accord sur le fait que qui dit diversité dit différence. Mais différence implique surtout tolérance. Si nous considérons ce dernier mot en tant que terme technique, il s’agit de « différence admise entre les résultats prévus et les résultats effectivement obtenus ». Tout y est : admettre la différence. La tolérance est donc une étape, la seule et plus grande à considérer avant la démocratie. Puis les pions se placent d’eux-mêmes. Quand une démocratie est bien instaurée, cela s’appelle la paix. Corrigez-moi si je me trompe.

En résumé :

  • Nous sommes tous des humains façonnés à l’image de Dieu, donc pourvus de parole, de conscience et ainsi d’intelligence. Cela contribue alors à la paix comme étant « Situation de personnes qui vivent en bonne intelligence ». Tout cela par le biais des différents éléments qui constituent notre société.
  • On entend sans cesse parler de Médiation, et cela inclue automatiquement la différence et la diversité. La logique veut qu’il n’y ait pas de médiation sans différence. Et si diversité égale différence, différence implique tolérance, puis la tolérance instaure la démocratie. Après toutes ces étapes, le but est atteint : la paix ! (dans le sens de Situation d’un État ou d’un territoire qui ne sont pas en guerre) »

Mais alors sommes-nous assez pourvus d’intelligence et de tolérance pour cette paix incessamment recherchée ?

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