mardi 24 janvier 2017
Actuellement, presque  tout  le  Monde  constate que la mentalité des hommes se dégrade: l’humanité tend vers l’animalité. Madagascar ne fait pas exception. Pour preuve, la presse, qu’elle soit écrite ou orale ne parle que des mauvaises nouvelles. Ces faits reflètent qu’il y a un problème au niveau de la compréhension de la citoyenneté et du civisme.  C’est pourquoi, il est nécessaire de discuter et d’appréhender le thème :«La citoyenneté et le civisme à Madagascar». Ainsi, la question suivante se pose : Pourquoi les malgaches n’arrivent plus à concevoir la citoyenneté et le civisme et quelles sont les conséquences de cette incompréhension ? Pour répondre à ces  questions nous allons voir successivement les intérêts de l’Éducation Civique, la compréhension du mot civisme et citoyenneté par les citoyens malgaches et les pistes d’amélioration que l’Etat malgache doivent suivre pour rétablir le civisme à Madagascar.
            Premièrement, on va parler les intérêts de l’Éducation Civique. Mais avant, donnons d’abord la définition du mot citoyenneté, le civisme et l’éducation civique. En fait, la citoyenneté c’est le fait pour une personne, pour une famille ou pour un groupe d’être reconnu comme membre d’une cité ou d’un Etat nourrissant un projet commun auquel ils souhaitent prendre un part active, la citoyenneté comporte des droits civils, politiques et des devoirs civiques  définissant le rôle du citoyen dans la cité et face aux institutions. Ensuite, le civisme, c’est le respect, l’attachement et le dévouement du citoyen pour son pays ou pour la collectivité dans laquelle il vit. Cela s’applique en particulier à l’institution qui représente cette collectivité, à ses conventions et à ses lois. Plus généralement, le civisme est le dévouement pour l’intérêt public. Le civisme nécessite une «conscience politique » et implique la connaissance des ses droits en tant que citoyen ainsi que de ses devoirs vis-à-vis de la collectivité. Enfin l’Éducation Civique, c’est la formation du citoyen libre conscient de ses droits et de ses devoirs. Il est à noter que le civisme se distingue de la citoyenneté qui n’est que la condition de citoyen, de la civilité qui relève du respect des autres dans les rapports privés, c’est-à-dire, application des bonnes manières. L’éducation civique est important parce qu’elle aide les élèves à être ouvert aux autres, à tolérer, à se respecter, à avoir le sens de la responsabilité etc… Elle initie aussi les élèves aux devoirs d’un citoyen par l’intermédiaire des élections scolaires et l’imposition de la règle de la majorité qui reflète l’apprentissage de la démocratie. Elle inculque aux élèves le respect des biens publics. Mais l’éducation civique amène encore les élèves à reconnaitre leurs droits et celui des autres et à les respecter. C’est pourquoi elle est intégrée dans le programme scolaire afin de former les élèves à devenir des citoyens responsable et libre.
            Voila en ce qui concerne les intérêts de l’éducation civique et la raison pour laquelle elle est intégrée dans le programme scolaire. Maintenant, voyons si les Malagasy comprennent le sens du mot civisme et citoyenneté et surtout les intérêts de l’éducation civique.
            Les Malgaches ne comprennent pas ce qu’on entend par citoyenneté et civisme en effet l’Éducation Civique a été délaissée pendant un certain moment. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, plusieurs écoles confessionnelles n’étudient plus l’Éducation Civique. Cette dernière a été remplacée par la religion qui n’est qu’un dogme. Ce qui a impliqué une prise de position soit extrémiste soit versatile. Tandis que dans les écoles publiques l’Éducation Civique a été enseignée comme les récitations et donc n’a pas été assimilée par les élèves. Pour la destruction des enfants Malgaches les autorités qui ont des intérêts personnels  font exprès de changer à chaque occasion les systèmes éducatifs Malgaches. Cela a des conséquences sur la citoyenneté et le civisme. En effet dans les années soixante-dix et quatre-vingt les générations Malgaches avait subies la malgachisation de l’Enseignement et le changement fréquent du système éducatif. Ce qui impliquait  que devenu des enseignants, ces générations transmettent leurs faiblesses et leurs désorientations aux générations actuelles. Ce sont eux qui se chargent de l’éducation d’aujourd’hui et c’est bien logique qu’ils donnent à leurs élèves ce qu’on leur a donné. Et en conséquece, cela implique la destruction de la citoyenneté Malgache. Pour prouver ce que nous venons de dire, nous allons regarder l’Éducation Civique à l’école. Il n’y a plus d’approche efficace à l’école mais on donne seulement la leçon d’Éducation Civique comme les autres leçons de Mathématiques ou de la Science de la Vie et de la Terre etc… Donc les élèves  récitent seulement les leçons. La compréhension des mots de la leçon dévie, beaucoup d’élève actuellement ne comprennent plus ce qu’on entend par citoyenneté et civisme même la civilité. Par exemple ; à Madagascar la démocratie veut dire, pour la plupart des gens, qu’on peut faire tous ce qu’on veut. Prenons la référence des grèves en 2002 et 2009 qui sont des mouvements populaires pour la mise en place de la démocratie à Madagascar et pour l’éradication de la « dictature ». A ces moments là ,la démocratie a été comprise comme étant une liberté folle qui a fini par des actes de vandalisme (vole et destruction des biens publiques et malheureusement de la radio et télévision Malagasy). Autres exemples, la transmission de la leçon d’Éducation Civique concernant les droits des enfants aux élèves posent des problèmes parce que les enseignants oublient l’étape de sensibilisation. Donc les élèves récitent seulement les leçons et prennent le sens de la leçon à leur avantage. Ainsi, quand la leçon dit que « l’enfant à le droit de jouer », que « l’enfant mineur ne doit pas travailler », les élèves la considèrent comme prétexte pour ne pas aider leurs parents. La mondialisation a aussi détruit la mentalité de la masse Malgache par l’intermédiaire des produits médiatiques. En effet, dans les films les enfants voient qu’un citoyen ou une autorité peut être violent envers ses semblables ou peut détruire des biens pour ses intérêts personnels.
            On constate que la plupart des Malgaches surtout la génération actuelle ne comprennent plus ce qu’est la citoyenneté et le civisme à cause de la déstabilisation fréquente survenue dans le système éducatif et de la mauvaise fois des politiciens Malgaches qui sont trop égocentriques. Quelles sont alors les pistes possibles qui pourraient améliorer cette situation lamentable à Madagascar?
            D’abord il est nécessaire de restructurer les systèmes éducatifs et donc insister sur l’approche situationnelle quant à l’enseignement de l’éducation civique. En fait, l’enfant  intègre mieux ce qu’on lui apprend quand ca relève de son vécu. Par exemple : pour l’éducation à la citoyenneté la mise en place d’une « élection scolaire » (élection du président de classe) fera comprendre aux élèves les droits et responsabilités des électeurs, les conditions qui régissent l’élection. A part, l’approché par situation il faut sensibiliser les élèves sur chaque thème de leçon d’éducation civique. Autre exemple pour le respect des biens publics l’élève doit savoir quelles sont les impactes de la destruction d’un bien public dans sa vie personnelle. Ainsi, il doit comprendre que la destruction d’une borne fontaine ou d’un jardin public ou d’une toilette publique aura une conséquence néfaste sur sa santé. Autre piste d’amélioration les autorités malgaches devraient oublier leurs égocentrismes et penser un peu aux peuples malagasy. Ils devraient aussi censurer les produits médiatiques tels que les films, les chansons, jeux vidéo qu’on vend à Madagascar.
             Bref, l’éducation civique est très importante pour l’avenir des enfants d’un pays c’est pourquoi, elle a été intégrée dans le programme scolaire Malagasy pour que les enfants malagasy connaissent ce qu’est la citoyenneté et civisme. Pourtant, on a constaté qu’il y a un problème, que les générations malagasy actuelle ne comprennent plus ces mots à cause de la désorientation du système éducatif. Donc nous avons proposés une restructuration de ce système dans la troisième partie de cette dissertation. Si ces deux mots  la citoyenneté et le civisme seront bien compris par les Malgaches, est ce que la vraie démocratie s’installerait à Madagascar?                              
Essay 34, RFK, RRVN, MLF

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