mercredi 25 janvier 2017
Depuis l’origine de l’histoire de l’humanité, les hommes ont été à la tête de la société. Aussi a-t-on toujours dévalorisé les femmes et surtout les enfants. C’est pourquoi, en 1948, lorsque les droits furent proclamés, ce fut ceux des hommes qu’on a mis en valeur. Ainsi, on n’a pris compte des droits de la femme qu’en 1950 et de ceux des enfants qu’en 1989. Pourtant, tout homme a été un jour enfant et tout enfant naît d’une femme. Donc minimiser les droits des enfants et des femmes revient à détériorer la vie même des hommes. Car, en effet, « respecter les droits de l’Homme, c’est promouvoir la vie ». Pour mieux analyser cette affirmation, nous allons répondre à la série de questions suivante : premièrement, est-il vrai que la société a longtemps dévalorisé les femmes et les enfants, aussi bien dans le passé que dans le présent ? Puis, en quoi cela empêche-t-il « la promotion de la vie » ? Et enfin, que devrions-nous faire, enfants d’aujourd’hui, pour rétablir l’équilibre des droits et améliorer la vie des générations futures ?
Pendant des siècles, dans presque toutes les sociétés, les femmes n’ont pas bénéficié des mêmes droits que les hommes. En effet, dans l’antiquité grecque et romaine, les femmes ne jouissaient d’aucun droit civique sous prétexte qu’elles étaient « faibles d’esprit ». Elles n’avaient donc ni le droit de parole ni le droit de choisir. Elles n’avaient alors aucun droit sur leur vie. C’est pour cela que les femmes passaient de l’autorité de leur père à celle de leur mari. Et cette inégalité envers les femmes a continué à travers les siècles et persiste jusqu’à nos jours. Dans les pays du Tiers-monde, de nombreux  pays n’acceptent pas encore que les femmes aillent à l’école, par peur que si elles devenaient savantes, les femmes se révolteraient contre les hommes. Ainsi, dans certains pays, on persécute et on tue les femmes qui vont ou essaient d’aller à l’école. Parfois, ils vont même jusqu’à bombarder les établissements scolaires afin qu’aucune femme ne puisse s’instruire. D’autre part, les hommes et la société elle-même, surtout dans les pays pauvres, ont tendance à voir les femmes comme « une machine de production ». C’est à dire, qu’on pense souvent que les femmes servent à « produire » des enfants et qu’elles n’ont le droit de s’arrêter d’enfanter que lorsque leur mari en auront décidé. A tout cela s’ajoutent le non-accès des femmes aux élections, aux emplois similaires à ceux des hommes et à une assistance médicale réglementaire.
Non loin des femmes, les enfants, eux non plus, n’ont pas trouvé leur place dans la société. Jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge adulte, les enfants n’avaient aucune valeur aux yeux des grandes personnes. Au XIXesiècle, les enfants des pays occidentaux étaient durement exploités dans les usines et les mines de charbon. C’étaient les parents eux-mêmes qui les y forçaient. Les enfants n’avaient ni le droit de refuser ni le droit de se rebeller contre les salaires minables qu’on leur donnait. En cas de refus, ils recevaient des coups de fouet de leurs employeurs et aucun adulte ne prenait leur défense. Dans les pays africains, des choses horribles arrivaient aux enfants que l’on envoyait en Europe ou en Amérique au temps de l’esclavage. Ces enfants étaient à peine nourris, vêtus ; ils travaillaient péniblement et sans relâche ni salaire durant des années. Ils ne recevaient évidemment aucune éducation ni aucun soin médical. Et leur cri, ainsi que leurs plaintes, personne ne les écoutaient. En 1989, les droits des enfants furent proclamés et de nombreux pays se sont engagés à les respecter. Mais la réalité est nettement différente. Jusqu’à nos jours, des pays autorisent encore les mariages arrangés, ce qui sous-entend que l’on passe sous silence l’avis des enfants. Certains pays autorisent également l’avortement alors que cela témoigne d’un meurtre évident sur l’enfant qui s’apprête à grandir et à vivre. Sans oublier qu’actuellement, des parents minimisent encore l’acquisition d’un acte de naissance pour leurs enfants, ainsi que leur scolarité et encore moins l’accès des enfants à des soins médicaux.
Nous avons pu constater dernièrement le non-respect des droits des femmes et des enfants par la société. Nous allons voir maintenant  les conséquences de ces précédents actes.
Les hommes attendent des femmes qu’elles soient de bonnes épouses et de bonnes mères. Pourtant, toutes les restrictions que les femmes subissent ne peuvent que donner des résultats opposés. Premièrement, en empêchant les femmes de s’exprimer, les hommes ne réalisent pas qu’ils suppriment l’occasion d’avoir un point de vue différent. Ils refusent une idée qui, pourtant, peut être bénéfique, puisqu’elle provient des expériences inconnues des hommes, que les femmes vivent au quotidien. Ensuite, en empêchant l’instruction des femmes, les hommes oublient que ce sont ces femmes qui vont élever leurs enfants. Au bout du compte, ces enfants seront incultes. Ce sont donc les descendances qui hériteront de l’enseignement  que les femmes auront reçu. Et enfin, lorsque les hommes refusent que les femmes adoptent des mesures contraceptives, ils augmentent les risques de grossesses inopportunes, et parfois dangereuses. Pourtant  les femmes devront y faire face. Par conséquent, ils augmentent aussi, la probabilité de grossesses à risque, aussi bien pour la mère que pour l’enfant.
Du côté des enfants, bafouer leurs droits serait comme détruire à l’avance les hommes ou les femmes qu’ils vont devenir. Dans l’une de ses chansons, Mireille Mathieu a souhaité : « Faites un jour que tous les hommes redeviennent des enfants ». Cet extrait démontre bien que les hommes étaient, au départ, des enfants. Ces enfants sont toujours perçus comme un modèle de vie, de paix, d’amour et d’avenir. Or, l’étude des sociologues a également démontré que les enfants ne font que reproduire les actes de la société où ils ont grandi. Ainsi, un enfant à qui on a ordonné à plusieurs reprises de ne jamais prendre la parole, ordonnera la même chose à ses enfants, plus tard. D’autant plus qu’un enfant qu’on n’a pas envoyé à l’école ne peut qu’être ignorant et sera restrictif à toute forme de développement et de civilisation qu’on lui proposera. Sans oublier le fait que l’avortement et la négligence de soins médicaux tuent directement les enfants. Ce  qui est loin de la « vie » qu’on espère « promouvoir ».
Ainsi, de nombreuses conséquences désastreuses dérivent du non-respect des droits de la femme et de l’enfant. Maintenant, nous allons voir comment solutionner ces problèmes.
On dit que l’avenir appartient aux enfants. C’est-à-dire que les enfants ont le pouvoir de changer les choses et d’améliorer ou de détruire le futur. Ainsi, si l’on veut un avenir prospère, ils nous appartiennent, à nous, les enfants d’aujourd’hui, d’apporter des modifications dans notre vision des choses, dans notre mentalité et dans notre comportement, en commençant par notre quotidien. En effet, il suffirait de commencer à appliquer le respect des droits dans les domaines les plus élémentaires. Ensuite cela deviendra une habitude et finira par être naturel. Par exemple, en essayant de toujours demander l’avis de nos cadets, on leur donne l’occasion de s’exprimer, de s’ouvrir aux autres et surtout, on leur permet d’oser montrer leur point de vue. D’autant plus que cela améliore la communication et, par conséquent, privilégie la démocratie.
D’autre part, montrer aux enfants que l’on respecte leur droit et qu’on les respecte par la même occasion, les inspirent également à vouloir respecter les autres. Lorsque, dans une famille, les parents traitent leurs filles et leurs fils de la même manière, en grandissant, leurs fils traiteront aussi respectueusement les femmes et leurs filles n’auront aucun complexe d’infériorité par rapport aux hommes.
Les mères de famille, en tant qu’éducatrices, ont également le devoir de transmettre à leurs enfants l’importance des droits de l’homme. Donc, les petites filles d’aujourd’hui, qui seront mères un jour, doivent être bien informées de l’importance des droits de l’Homme et de la valeur de la Démocratie.
Tout ceci porte à croire que pour rendre meilleure la vie des générations futures, il faut tout d’abord que la génération actuelle débute la prise de conscience.

 

Pour conclure, une vie en société ne peut se faire sans les femmes et les enfants. Donc, le respect de leurs droits est tout aussi primordial que le respect des droits des hommes. Pour se faire, les jeunes, les enfants et les femmes doivent lutter pour que le monde entier en prenne conscience, afin qu’un respect mutuel, une coexistence pacifique, égale et harmonieuse, ainsi que la démocratie règnent. Cependant, les droits ont été instaurés afin que chacun soit libre d’accomplir des activités qui lui tiennent à cœur, toutefois il est important de noter que cette liberté ne doit aucunement interférer sur celles des autres.

 

                          Essay 9, LLSS, RAMA, ABO

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