mardi 24 janvier 2017

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A chaque fois en juillet et précisément le 11 de ce septième mois de l’année, a lieu la célébration de la Journée Mondiale de la population (JMP). Cette date a été choisie par le Conseil d’administration du PNUD en rappel du 11 juillet 1987, jour où le nombre de la population mondiale a franchi la barre des 5 milliards. A cet instant précis où nous rédigeons, on compterait 6 975 860 560 individus dans le monde et à chaque seconde supplémentaire, 4 nouvelles naissances vont s’ajouter à ce nombre. Parmi ces quatre nouveaux nés, seul un va bénéficier du confort et des avantages de la modernisation, les trois autres vont grandir dans un foyer moins privilégié voire démuni. Et sur huit naissances dans un pays pauvre et particulièrement en Afrique subsaharienne ou encore en Inde, un enfant pourrait périr avant l’âge de 5 ans. Toujours selon les statistiques, ces enfants issus des familles les plus pauvres, étant donné leurs conditions de vie (parfois sans toit, ne mangeant pas à leur faim, sans eau courante ou confrontés aux difficultés de la scolarisation…), vont avoir nettement moins d’opportunités autant au quotidien que pour leur avenir!… Défavorisée dès le départ, la majorité de ces enfants en grandissant va rentrer dans la spirale de la pauvreté et même tomber dans la misère. Seule une petite minorité, va pouvoir ou voudrait faire des études et trouver un métier voire embrasser une carrière. Et dans nos pays, le nombre d’universitaires issus du milieu défavorisé ne cesse de diminuer avec les années et particulièrement après les crises successives. Le prix à payer, des sacrifices et un effort monumental de la part des parents puis un grand courage avec autant de persévérance venant des intéressés eux-mêmes.

Dans un autre domaine, si nous considérons les bénéfices que la science, la médecine et la technologie ne cessent de nous apporter jour après jour, ne serait ce qu’en économie de temps et d’effort physique. Si nous évaluons le profit que ces mêmes branches rapportent à l’être humain dans le domaine de la santé mais aussi en durée de vie. Et qu’en prime, nous jouissons des diverses commodités et de petits plus en plaisir et en bien être !… Le plus désolant serait de se mettre à l’évidence qu’au moins la moitié de la population mondiale ne peut même pas goûter à tous ces avantages dans lesquels vous et moi, nous sommes baignés quasi quotidiennement. Pire, s’il y a ceux qui vivent dans la pleine abondance et dépensent résolument sans compter, très nombreux sont ceux qui n’ont rien, donc absolument rien à dépenser.

Au-delà de la pauvreté elle-même, Ce qui est d’autant plus pathétique, c’est cette notion d’accumulation des souffrances liée aux inégalités. Quand déjà on est pauvre, qu’on est d’une certaine origine, une certaine couleur de peau ou qu’on appartient à une certaine caste et si en plus on a une culture ou une religion qui nous diffèrent des autres ou de quelques autres, alors ce sera amplement suffisant pour qu’on soit mis à l’écart voire exclu. Ainsi, si la journée mondiale de la population nous rappelle combien nous sommes nombreux sur cette planète et qu’il est temps de penser planning familial et politique démographique, il faut aussi rappeler qu’au-delà de toute forme de discrimination condamnable, que le nombre génère de plus en plus les inégalités au quotidien. Si un ancien président avait poussé les malgaches à faire beaucoup d’enfants pour occuper le pays, si nos aïeux encourageaient leurs enfants à avoir sept garçons et sept filles, il faut désormais concevoir que les enfants ne constitueront une richesse pour les parents, qu’à partir du moment où ils auront été bien éduqués et qu’ils sont promis à bel avenir !… Finis le dictat des parents !… Halte à l’exploitation des enfants, que ce soit sous forme de travail de la terre en échange d’une parcelle une fois marié ou carrément la mendicité en contrepartie d’un semblant d’alimentation !… Et pour être plus réaliste, stop à toute politique qui exploite la population et qui fabrique des enfants et des jeunes sans avenir, sans ambition ou au contraire trop prétentieux!… Hélas des individus manipulables, des citoyens aventureux !… Accueillons sereinement la Journée de la Population et posons-nous les bonnes questions par rapport aux raisons de cette célébration.

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      Dr Raharison

A chaque fois en juillet et précisément le 11 de ce septième mois de l’année, a lieu la célébration de la Journée Mondiale de la population (JMP). Cette date a été choisie par le Conseil d’administration du PNUD en rappel du 11 juillet 1987, jour où le nombre de la population mondiale a franchi la barre des 5 milliards. A cet instant précis où nous rédigeons, on compterait6 956 764 421individus dans le monde et à chaque seconde supplémentaire, 4 nouvelles naissances vont s’ajouter à ce nombre. Parmi ces quatre nouveaux nés, seul un va bénéficier du confort et des avantages de la modernisation, les trois autres vont grandir dans un foyer moins privilégié voire démuni. Et sur huit naissances dans un pays pauvre et particulièrement en Afrique subsaharienne ou encore en Inde, un enfant pourrait périr avant l’âge de 5 ans. Toujours selon les statistiques, ces enfants issus des familles les plus pauvres, étant donné leurs conditions de vie (parfois sans toit, ne mangeant pas à leur faim, sans eau courante ou confrontés aux difficultés de la scolarisation…), vont avoir nettement moins d’opportunités autant au quotidien que pour leur avenir!… Défavorisée dès le départ, la majorité de ces enfants en grandissant va rentrer dans la spirale de la pauvreté et même tomber dans la misère. Seule une petite minorité, va pouvoir ou voudrait faire des études et trouver un métier voire embrasser une carrière. Et dans nos pays, le nombre d’universitaires issus du milieu défavorisé ne cesse de diminuer avec les années et particulièrement après les crises successives. Le prix à payer, des sacrifices et un effort monumental de la part des parents puisun grand courage avec autant de persévérance venant des intéressés eux-mêmes.

Dans un autre domaine, si nous considérons les bénéfices que la science, la médecine et la technologie ne cessent de nous apporter jour après jour, ne serait ce qu’en économie de temps et d’effort physique. Si nous évaluons le profit que ces mêmes branches rapportent à l’être humain dans le domaine de la santé mais aussi en durée de vie. Et qu’en prime, nous jouissons des diverses commodités et de petits plus en plaisir et en bien être !… Le plus désolant serait de se mettre à l’évidence qu’au moins la moitié de la population mondiale ne peut même pas goûter à tous ces avantages dans lesquels vous et moi, nous sommes baignés quasi quotidiennement. Pire, s’il y a ceux qui vivent dans la pleine abondance et dépensent résolument sans compter, très nombreux sont ceux qui n’ont rien, donc absolument rien à dépenser.

Au-delà de la pauvreté elle-même, Ce qui est d’autant plus pathétique, c’est cette notion d’accumulation des souffrances liée aux inégalités. Quand déjà on est pauvre, qu’on est d’une certaine origine, une certaine couleur de peau ou qu’on appartient à une certaine caste et si en plus on a une culture ou une religion qui nous diffèrent des autres ou de quelques autres, alors ce sera amplement suffisant pour qu’on soit mis à l’écart voire exclu. Ainsi, si la journée mondiale de la population nous rappelle combien nous sommes nombreux sur cette planète et qu’il est temps de penser planning familial et politique démographique, il faut aussi rappeler qu’au-delà de toute forme de discrimination condamnable, que le nombre génère de plus en plus les inégalités au quotidien. Si un ancien président avait poussé les malgaches à faire beaucoup d’enfants pour occuper le pays, si nos aïeux encourageaient leurs enfants à avoir sept garçons et sept filles, il faut désormais concevoir que les enfants ne constitueront une richesse pour les parents, qu’à partir du moment où ils auront été bien éduqués et qu’ils sont promis à bel avenir !… Finis le dictat des parents !… Halte à l’exploitation des enfants, que ce soit sous forme de travail de la terre en échange d’une parcelle une fois marié ou carrément la mendicité en contrepartie d’un semblant d’alimentation !… Et pour être plus réaliste, stop à toute politique qui exploite la population et qui fabrique des enfants et des jeunes sans avenir, sans ambition ou au contraire trop prétentieux!… Hélas des individus manipulables, des citoyens aventureux !… Accueillons sereinement la Journée de la Population et posons-nous les bonnes questions par rapport aux raisons de cette célébration.

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Dr Raharison

 

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