mercredi 25 janvier 2017

Le mot « Janvier » vient de Janus, une divinité de la mythologie romaine. En latin, « janua » désigne la porte de la maison. Janus signifie aussi « passage » et il est représenté par une effigie à deux visages accolés et dressée à l’ouverture des portes. Une de ses faces est tournée vers l’intérieur et veille à ce que la guerre ne puisses entrer et l’autre tournée vers l’extérieure présidant le départ de l’armée qui va combattre. Cette statue est aussi l’image du présent, ce moment de transition entre le passé et le futur, entre la guerre et la paix et justement, une fois la porte fermée, on espère que la paix ne pénètre les lieux et que la guerre reste dehors.
Janvier, premier mois de l’année, une dénomination qui n’a pas été choisie au hasard. Une transition entre l’année précédente et l’année qui suit, pour que les évènements à venir soient meilleurs que ceux vécus dans le passé. Janvier est donc une période charnière ou les mots : Changement, Evolution voire Développement devraient être la règle ! Et les milliards de vœux que nous nous échangeons semblent le confirmer. Dommage qu’il y ait trop d’écart entre nos Vœux et nos réalisations. En fait, pour que nos souhaits s’accomplissent, il faut que nous soyons plus réalistes par rapport à nos choix, que nous ayons plus de conviction et surtout plus d’engagement. Tout désir non suivi d’effort est comparable à une flamme allumée en pleine brise. C’est normal par exemple que celui qui veut la santé fasse un minimum d’effort sur son hygiène de vie. Que pourrait espérer le cardiaque qui s’enivre et se goinfre régulièrement; de même pour le diabétique qui refuse toute forme de régime. Quand on aspire à la prospérité, n’est-il pas logique qu’on lutte et qu’on se démène pour y arriver. Combien parmi nous souhaite la paix et l’entente entre les peuples, mais y en a t-il autant qui recherche à éviter ou à régler les moindres conflits, autant dans sa famille, que dans son quartier ou à son travail. En somme, Faire un vœu, ne signifie pas attendre passivement et encore moins présager un miracle, c’est plutôt se donner les moyens pour arriver à son objectif.
De fait, à chaque nouvelle année, avec l’aide de Janus, prenons la décision de refermer la porte et que les « mauvaises choses » de l’année précédente ne nous poursuivent l’année d’après. La meilleure des résolutions, c’est de reconstruire ce qui ne nous a pas réussi, d’emprunter la meilleure des voies pour y arriver. Ne faut’ il pas arrêter de se partager des souhaits par pure habitude, ou formuler des vœux au-delà du possible et de nos possibilités. N’est-ce pas tout simplement se leurrer ou pire, s’engouffrer dans la spirale de la fatalité ?… Espérons que chacun de nous et plus particulièrement les décideurs et détenteurs de pouvoir, feront désormais de leurs vœux : un Serment, une Promesse, un Défi ! Encore une fois, Bonne Année à tous….

 

Psymada

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