mardi 24 janvier 2017

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L’avortement a toujours été une source de débat, aussi bien morale que religieuse. Ce qui nous intéresse ici c’est bien sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En effet, il y a aussi l’interruption thérapeutique de grossesse qui est effectuée dans le cas où la vie de la mère est en danger, ou en cas de malformation du fœtus. Nous ne nous pencherons donc pas sur l’ITG qui ne suscite pas autant de controverses que l’IVG.

 

Dans les pays occidentaux, l’avortement provoqué a été dépénalisé depuis plusieurs années déjà. La montée des mouvements féministes et l’évolution des mentalités y ont contribué en grande partie. On constate aussi comme facteur la baisse d’influence des mouvements religieux et conservateurs. Contrairement à cela, la grande majorité des pays du Sud, dont Madagascar, n’ont pas encore opté pour cette voie. L’avortement y est encore considéré comme un crime et est puni de peines sévères.

 

Les adversaires de l’avortement avancent comme principal argument, le fait qu’un embryon, à partir de sa conception est déjà une personne à part entière. Selon eux, interrompre une grossesse reviendrait à commettre un meurtre. De plus ils affirment qu’à long terme, la légalisation de l’IVG entraîne une baisse du taux de natalité de la population. Ce qui peut causer une augmentation du nombre de personnes âgées face à la baisse des naissances.

 

Par contre, du point de vue des mouvements « pro-choix », il faut privilégier le choix de la femme d’avoir un enfant ou non. Ce qui est un pas de plus vers une égalité des droits entre hommes et femmes. De plus une naissance non désirée serait plus préjudiciable pour l’enfant que pour la mère. En effet l’enfant risque de grandir dans un environnement familial instable. Ils avancent aussi le fait que seul une infime partie des femmes ont recours à un IVG (29 IVG pour mille femme en âge de procréer dans le monde). Ce qui n’est nullement une menace pour les démographes. Enfin, et surtout, il ne faut pas oublié que malgré l’interdiction persistante dans certains pays, le nombre d’avortement y est le même que dans un pays l’ayant légalisé. En effet, les avortements clandestins sont très nombreux dans ces pays là. Ils se déroulent le plus souvent dans des conditions très précaires et les complications ne sont pas rares. Un rapport de l’OMS avance que chaque année, 300 000 femmes meurent en Afrique à la suite d’une IVG clandestine.

 

Tout cela, doit amener les décideurs à prendre des mesures dans ce domaine. L’avortement n’est pas seulement une question d’éthique mais également une question de santé publique qui reste encore tabou dans la société.

 

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Archibald

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