mercredi 25 janvier 2017

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Les Jeunes face au tabac & à l’Alcool !…

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Vendredi 04 Mars 2011, c’est au tour du Lycée Jean Joseph Rabearivelo de recevoir les Journalistes de JEJOO et Psymada pour cette matinée/Débat avec les jeunes lycéens. « Le Rabé », comme on le surnomme, porte depuis le 05 mai 1960, le nom du Poète dont le vrai nom est Joseph Casimir Rabe. C’est aussi le seul Poète qui figure dans l’Encyclopédie Universelle de la Poésie. Cet établissement, en plein centre de Tana, a toujours jouit de sa proximité donc de sa facilité d’accès pour les élèves. Par contre, depuis quelques années, la surconcentration des activités commerciales et administratives au centre de Tana, la surpopulation, les embouteillages favorisant toute forme de pollution sont devenus des inconvénients majeurs au dépend de la sérénité, de la volonté, de la concentration, voire de la sécurité des lycéens. Toutes ces conditions ont motivé le thème du jour qui se porte sur « La Jeunesse face au Tabac et l’Alcool ».

Comme précédemment, les journalistes de Jejoo ont commencé à lire quelques témoignages de jeunes qui ont pris l’habitude de s’adonner au tabac et à l’alcool. Ensuite le Docteur raharison a mis en condition l’auditoire en introduisant le thème. Comme lors de la précédente séance au Lycée d’Andohalo, l’objectif est de favoriser l’échange intergénérationnel. Quelque chose qui devrait être habituelle, autant à la maison avec les parents qu’à l’école avec les enseignants et même ailleurs avec les divers éducateurs. Malheureusement, pour de nombreuses raisons ou parce qu’on ne se donne pas tout simplement le temps de discuter, alors on rentre dans la routine. Si le plus souvent, on peut penser que tout se passe bien, en somme, c’est la non communication et souvent l’incompréhension qui règnent.

Pour revenir au sujet du jour, si dans les années 80 – 90, on commençait à fumer et à boire en terminale donc vers l’âge de 18 ans, actuellement les ados s’y mettent à partir de la classe de 3è voire la 4è.

Le tabac, c’est si facile de commencer et tellement difficile d’arrêter :

A la question de Hanitriniaina sur la survenue de l’addiction à la cigarette, il faut dire que celle-ci commence le plus souvent par des petits essais furtifs entre copains voire des petits défis entre ados. Curieusement, cela peut être un des parents qui fume et qui donne l’occasion à son enfant d’y gouter en disant: « attention, c’est juste pour essayer ! ». Par la suite, l’ado se cache et c’est seulement quand il consomme de plus en plus que forcément il se fait surprendre un jour par la mère ou le père. A partir de ce moment là, fumer peut devenir pour l’Ado, un moyen pour s’affirmer voire pour aller à l’encontre les règles établis. En somme, la cigarette peut entretenir voire être à l’origine d’une épreuve de force entre celui qui veut marquer son autorité et l’autre qui veut militer son indépendance.

Pour répondre à Léonie, très souvent c’est le problème de coût qui pousse avant tout le fumeur à vouloir arrêter. Mais la plupart du temps, c’est le manque de volonté qui constitue le principal obstacle. Pour la Drogue et l’Alcool, le rôle de l’entourage est nettement plus important et plus particulièrement dans un pays comme Madagascar ou l’influence de la famille reste importante. Et le fait que l’impact sanitaire lié à l’intoxication au tabac n’est observé qu’après plusieurs années voire quelques décennies après le début de consommation ne fait que favoriser l’inconscience du fumeur, donc retarde sa décision d’arrêter. Contrairement à ce que dit Fetra, la cigarette ne guérit pas la rhinite ni la grippe. En effet la fumée et plus particulièrement le menthol de certaines cigarettes ne favorise qu‘un effet très transitoire de type anesthésie sur la muqueuse nasale (l’intérieur du nez). En aucun cas, fumer ne peut guérir ce genre d’affection qui d’ailleurs est lié à des origines virales. Dans le même sens, la question de Chantal qui veut savoir si fumer a une action bénéfique sur les études, sans hésitation la réponse est négative car respirer de l’air pollué ne pourra jamais favoriser la réflexion. Quant à la remarque d’un enseignant sur le fait que certains médecins disent que les méfaits de la boisson ou du tabac peut être compensé par les exercices physiques réguliers, ceci constitue une aberration et s’avère être une faute grave venant de professionnels. Serait-ce juste une manière de justifier leur propre consommation auprès de gens pour qui, au contraire ils devraient servir de référence ?…

 

 

 

Fumer, les diverses motivations

Prisca demande pourquoi l’alcool amène les jeunes à mal se comporter ? La motivation par rapport à la prise de l’alcool est multiple. Durant le temps qu’il agit sur l’individu, l’alcool, en fonction de la dose ingérée entraîne une inhibition plus ou moins importante sur certaines fonctions du cerveau. Avant tout, l’alcool peut juste être la bonne excuse pour contrer les règles et aller au-delà des bonnes manières. Certaines personnes peuvent faire croire une ivresse pour réaliser des gestes ou des actes qu’il ne ferait pas ou n’oserait pas faire en d’autres circonstances. Par ailleurs, à dose suffisante, le Buveur peut également perdre sa timidité et arrive à faire certaines choses qu’il n’aurait jamais fait s’il n’y avait pas eu prise d’alcool. Mais après, au-delà d’une certaine dose, la personne ne maîtrise plus rien et perd toute notion de civilité, d’honorabilité.

Et Haingo de demander pourquoi beaucoup de gens prennent quand même de l’alcool alors que celui-ci ne leur fait pas du bien ?… Il faut clairement expliquer qu’un semblant de « Bien Être » peut être ressenti par celui qui boit mais ceci n’est que passager. Et en contre partie, le retour à la réalité génère trop souvent chez le buveur, la frustration voire la déception. Et quand on sait que le plus souvent les personnes qui s’adonnent à l’alcool ont déjà l’une ou l’autre faiblesse dont psychologique voire des expériences de vie difficiles, on peut comprendre qu’ils soient davantage plus vulnérables. Ainsi s’installe un cercle vicieux où tout devient pour le buveur, de plus en plus incontrôlable. Et en réponse à Hanitraniaina, le fait que cette action recherchée dans l’alcool est si éphémère et que ses effets néfastes sur la santé surviendront tôt ou tard au fur et à mesure des prises, signifie que l’alcool est loin d’être une solution aux problèmes !…

Disons pour conclure, qu’en fonction de la personne, de sa personnalité, de son état d’esprit et selon les circonstances, l’alcool peut juste être une manière de s’évader, peut être un moyen pour oublier, devenir un refuge (mais que virtuel) et malheureusement conduire à une réelle déchéance tant sanitaire que sociale.

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(Jonhni et Dr Raharison)

 

 

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