mardi 24 janvier 2017

( Miora RAJAONARIVELO & Psymada )

Depuis la première identification du Sida en juin 1981, depuis l’isolement du premier virus en 1983, beaucoup d’étapes dans la recherche et dans la prise en charge ont été franchies. Après ces trente longues années pour les chercheurs, pour les patients mais aussi pour leurs familles, nous estimons qu’il est fondamental de rappeler certaines notions de base et dorénavant, les garder en tête.

Comment agir pour la lutte contre le Sida ? A l’occasion du 1er décembre, journée mondiale du Sida, comment participer au leitmotiv mondial : «Objectif zéro: zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida» ?

Rappelons d’abord ce qu’est effectivement le Sida. Le Sida est une maladie provoquée par le virus de l’immunodéficience humaine ou VIH. Ce virus attaque le système immunitaire (organisation de défense de l’organisme contre toute infection) de la personne infectée et la rend plus vulnérable vis-à-vis des maladies. La personne se retrouve alors littéralement sans défense et peut mourir suite à des infections même les plus anodines comme la grippe ou la bronchite. C’est aussi le cas de certaines maladies qui de moins en moins touchent les personnes munies d’un bon système de défense ou celles qui se traiteraient plus facilement dans le cas ou l’immunité ne serait pas fragilisée. Il s’agit des maladies dites opportunistes telles la Tuberculose, la Toxoplasmose, les pneumonies, les affections liée aux champignons, etc.

Qui peut être atteint du Sida ? Le principal mode de transmission du virus est la voie sexuelle. Mais comme le virus circule dans le sang après pénétration dans l’organisme, tout contact avec une seringue infectée constitue un facteur de risque majeur. Enfin, une mère peut infecter son enfant lors des dernières semaines de grossesse ou en allaitant son enfant.

Comment se prémunir du Sida ? Du point de vu sexuel, la prévention idéale serait l’abstinence dès qu’il y a un doute autant par rapport à sa propre santé qu’à celle du partenaire. Une autre manière de se protéger, c’est de penser à tout prix à utiliser un préservatif avant l’acte sexuel. Pour les couples fidèles, les rapports sexuels sans protection peuvent être décidés après résultat négatif d’un dépistage effectué selon les normes internationales. Suite à ce dépistage, on reste séronégatif tant qu’il n’y aura pas de contact direct ou indirect avec le sang d’une personne infectée (ne pas partager les articles personnels comme un rasoir, une lime et surtout pas les seringues et aiguilles; notamment chez les individus utilisateurs de drogues intraveineuses)

Comment soutenir les personnes atteintes du virus ? Une personne atteinte par le VIH peut subir une discrimination si son entourage est mal informé sur la maladie. Si son entourage cherche à l’éviter par peur d’une contamination, elle peut se sentir encore plus isolée dans sa maladie. Il est donc important de rappeler une nouvelle fois que le VIH se transmet uniquement par certains liquides corporels : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Par conséquent, une poignée de main, la sueur ou les larmes d’un séropositif sont complètement inoffensifs. De même que partager les toilettes, ou utiliser les serviettes ou le téléphone d’une personne séropositive est absolument sans danger. Enfin, le virus ne peut pas être véhiculé par un insecte.

Aujourd’hui, il existe des traitements qui permettent de ralentir la progression du VIH mais ils restent très coûteux et contraignants. En général, une personne séropositive doit se soumettre à des examens réguliers afin de dépister certaines maladies dès leur stade précoce. Le médecin peut ainsi traiter au plus tôt l’infection en cours et éviter que la situation ne s’aggrave étant donné que le système immunitaire du séropositif est très affaibli. Par ailleurs, des études indiquent qu’en ayant recours à des techniques de relaxation ou à différentes formes de soutien psychologique, la personne séropositive peut réduire le stress lié à sa maladie et par la même occasion limiter l’affaiblissement de son système immunitaire.

Souhaitons qu’en termes de Sida, l’évolution que nous apportent de jour en jour la science et la médecine ne favorisera jamais en nous une « sous estimation » de cette grave maladie qui reste et restera un grand risque pour l‘Humanité. RESTONS TOUJOURS VIGILANT !…

 

Source : passeport santé.net

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