mercredi 25 janvier 2017

La déclaration universelle des droits de l’homme est un texte adopté en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle s’inspire de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et proclame les droits dont doivent bénéficier tous les êtres humains, quels que soient leurs pays, leur race, leur sexe, leur religion ou origine sociale. Actuellement, du fait de raisons historiques ou autres réalités, les différents pays, surtout ceux qui ont accédé plus récemment à l’indépendance se trouvent à des étapes différentes quant à l’application effective des droits de l’homme. Respecter les droits de l’homme : c’est promouvoir la vie, tel est le sujet qu’on va essayer de démontrer en se demandant pourquoi le respect des droits de l’homme constitue t’il le fondement de la promotion de la vie sociale, politique et économique d’une société ou d’un pays ? Sur ce point, nous allons parler spécialement de Madagascar en expliquant premièrement dans quelle situation se trouve Madagascar face au respect des droits de l’homme et deuxièmement les avantages que peuvent procurer l’observation des prescriptions des droits de l’homme dans une société ou un pays.

Rappelons que la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée le 10 décembre 1948 par l’ONU, composé de trente articles, peut se résumer comme suit : les articles 1 et 2 visent des principes fondamentaux sur lesquels reposent tous les droits de l’homme ; les articles 3 à 21 concernent les droits civils et politiques ; les articles 22 à 27 concernent les droits économiques, sociaux et culturels et les trois derniers articles, 28 à 30, définissent le cadre de solidarité qui garantit la jouissance universelle des droits de l’homme sans exception. Tous les domaines de la vie quotidienne de la population sont alors touchés par cette déclaration. Dans plusieurs pays du monde, surtout dans les pays où règne encore le régime autoritaire et dictatorial, le respect des droits de l’homme reste encore des théories.

Pour le cas de Madagascar, dans la réalité, nombreux sont les obstacles qui limitent le respect des droits de l’homme. D’une part, l’analphabétisme et l’insuffisance des connaissances de la majorité de la population, surtout rurale, constitue un handicap pour le respect des droits de l’homme, vu que cette majorité n’est pas consciente de ses droits. Ainsi, par exemple, les politiciens peuvent user sans vergogne de la démagogie pour berner les électeurs pour se faire élire, et une fois au pouvoir, faire ce que bon leur semble comme dilapider les richesses nationales sans crainte de représailles de la part de leur administrés. Ces derniers ne sachant pas qu’ils ont le droit de savoir comment l’Etat est géré et que les dirigeants ont le devoir de leur rendre compte de la conduite des affaires nationales. Plus récemment, à Madagascar, la situation s’est empirée. A cause de la crise politique, qui opposait deux partis politiques, le droit des citoyens de choisir leur gouvernement a été effectivement restreint. En plus, les problèmes graves ci après, relatifs aux droits de l’homme, étaient signalés : assassinats illégaux ; conditions carcérales difficiles ayant entrainé des décès ; arrestation arbitraire, détention préventive trop longue, corruption de responsables; discrimination et violence sociétales contre les femmes ; traite de personnes sur des femmes et des jeunes filles, et travail des enfants, y compris le travail forcé.

Sin on se réfère seulement à l’article 19 de la déclaration des droits de l’homme qui dit : « liberté d’opinion et d’information » », Madagascar fait partie des pays qui ne respectent pas cet article. La Constitution et la loi prévoient la liberté d’expression et de la presse, mais des groupes gouvernementaux et non-gouvernementaux ont activement empêché toute critique politique avec des menaces et une violence contre les reporters, des patrons et des organes de presse. Des journalistes ont été envoyés en prison et les forces de l’ordre du gouvernement ont saccagé des résidences de certains rédacteurs ou patrons de presse. Selon le rapport annuel sur les droits de l’homme à Madagascar en 2010, le 7 février, Ando Ratovonirina, reporter pour la station privée Radio et télévision Analamanga, a été abattu par balle pendant la scène de violence en face du palais présidentiel. Deux groupes de presse privés ont été fermés pendant la crise politique. En janvier, trois stations radio ou télévision (station privée MBS, et les stations publiques RNM et TVM) ont été incendiées pendant les émeutes. Il y a eu 13 principaux journaux quotidiens privés et plusieurs autres publications privées nationales et locales qui ont paru moins fréquemment. Avant le mois de mars, Le Quotidien, appartenant à l’ancien président, a été le journal le plus influencé par l’Etat. Depuis le mois de mars, La Vérité et La Gazette ont été le plus étroitement alignés au gouvernement de fait. Les réseaux nationaux de télévison et de radio appartenaient au gouvernement. La station télévision et radio ayant appartenu à l’ancien Président, MBS, a eu l’autorisation d’émettre sur tout le territoire national, un droit refusé à toutes les autres stations privées, avant sa destruction par l’incendie vers la fin du mois de janvier. IL y a eu environ 256 autres stations radio et 39 autres stations télévision dans tout le pays, dont la couverture géographique était plus limitée. Tout cela nous montre bien que l’application effective des droits de l’homme demande encore beaucoup d’effort pour Madagascar.

D’autre part, l’article 10 de la déclaration universelle des droits de l’homme stipule bien « droit à un procès équitable ou à une audition », or à Madagascar, la corruption, notamment dans le domaine judicaire porte atteinte aux droits des démunis et à ceux qui ne sont pas en mesure de verser des pots de vin. En effet, dans les tribunaux, seuls ceux qui ont de l’argent gagnent et c’est valable aussi dans le domaine administratif. A part le domaine judicaire, la corruption touche aussi divers secteurs comme l’éducation, l’impôt, l’administration … En fait, dans tous les secteurs touchés par la corruption, le respect des droits de l’homme est totalement absent.

L’article 22 de la déclaration qui dit « droit à la sécurité sociale » est aussi ignoré à Madagascar. Actuellement, le peuple malgache vit totalement dans l’insécurité. Que ce soit en ville ou soit dans campagnes, l’insécurité règne et ce qui est inacceptable c’est que l’Etat ne fait pas beaucoup d’effort pour éliminer cette insécurité. Au contraire, les malfaiteurs qui ont de l’argent restent en liberté et continuent à terroriser la population.

En tout, dans un pays sous développé comme Madagascar, le respect des droits de l’homme demande encore beaucoup d’effort de la part de chaque citoyen et surtout de l’Etat. Mais quels ont les avantages que peuvent avoir une société ou un pays si le respect des droits de l’homme est bel et bien appliqué?

Dans tout autre domaine, le respect des droits de l’homme peut instaurer un climat de confiance, promoteur de paix et de développement. La déclaration, qui affirme le droit à la liberté et à l’égalité pour tous les hommes, a une portée universelle. Les peuples du monde entier s’y référent pour défendre et protéger leurs droits.

D’abord, par exemple, dans les élections, la non figuration des citoyens dans les listes électorales ou la non possession des cartes d’identité nationale peuvent entrainer la non participation de ces citoyens aux élections alors que c’est leurs droits. Par conséquent, dans cette situation les résultats proclamés sont contestés, ce qui est logique et cela peut apporter des troubles parce que les résultats ne sont pas crédibles et acceptés par tous. Or, l’Etat peut éviter ce genre de situation en vérifiant toutes les démarches nécessaires pour une élection et en faisant par exemple des sensibilisations auprès de la population pour l’obtention des cartes d’identité nationale. Des changements seront alors observés comme la confiance du peuple envers l’Etat, base de tout développement.

Ensuite, chaque individu, chaque enfant a le droit à une éducation complète pour s’épanouir dans sa personnalité, jouir de ses facultés physique et mentale et posséder les connaissances pour assimiler à un avenir meilleur et serein. Ainsi, il sera un acteur positif dans la société. Dans ce but, l’Etat a le devoir de mettre en main des infrastructures scolaires adéquates et suffisantes ainsi que de former des éducateurs compétents. Pour Madagascar, avec la population jeune, malgré une hausse notoire dans le taux de scolarisation, la qualité de l’enseignement et le suivi présente des lacunes. Dans les milieux ruraux, le taux d’abandon est encore élevé, la majorité arrête après le cycle primaire et beaucoup d’enfants travaillent précocement ce qui porte atteinte à leur droit de jouer et de se former. Par conséquent, s’efforcer de réunir les conditions nécessaires à une éducation complète pour tous les enfants peut assurer l’avenir de la société.

Chacun aussi a le droit à la santé c’est-à-dire avoir une alimentation complète et suffisante et en cas de maladies, avoir accès aux soins médicaux. C’est à cette condition que chacun pourra accomplir au mieux son travail et remplir tous ses devoirs envers soi-même et la société. A Madagascar, dans les hôpitaux publics même si le coût des traitements est relativement moindre, la pauvreté empêche beaucoup de gens d’y accéder. Par conséquent, la médecine traditionnelle tient encore beaucoup de place. Néanmoins, avec l’aide des partenaires efficaces comme l’OMS, un grand progrès est accompli dans les campagnes de vaccination, dans l’éducation à l’hygiène et aussi dans la lutte contre les MST. Pour promouvoir la santé, il faudra donc accentuer les campagnes de sensibilisation et continuer les efforts communs jumelés à l’extension en nombre des infrastructures sanitaires de base.

Chacun est libre d’avoir son opinion sur la conduite de l’Etat et libre d’adhérer à un parti de son choix selon ses convictions. Il est libre d’exprimer ses idées tant qu’il reste dans la légalité : c’est le fondement de la démocratie. Le problème dans le passé de Madagascar réside dans la gestion des médias publics ou privés. Les dirigeants en place ont tendance à accaparer les medias publics pour l’intérêt de son parti et les opposants sont privés d’antenne. Le choc est parfois excusable parce que laisser des opposants s’exprimer dans les medias c’est parfois s’exposer à des critiques virulentes qui peuvent être sans fondement en faisant fi du respect ou de la politesse. Il en est de même pour les medias privés. Chacun flatte à outrance le parti qui le finance et dénigre le parti opposé. Les tenants du pouvoir sont tentés de fermer les medias de l’opposition. Il faudrait donc préserver les libertés, recycler les journalistes au niveau de la déontologie de leur métier et dans ce cas un climat de confiance sera établi et le peuple n’a plus de doute et de crainte envers ses dirigeants, base même du développement.

Enfin, concernant la sécurité de la population, l’Etat doit faire des efforts pour maintenir la sécurité. L’insécurité ne mène qu’à la destruction alors que la sécurité permet à la population d’avoir une confiance dans tout ce qu’elle fait. L’adoption d’une politique de sécurité un plus rigoureuse par l’Etat donne au peuple la volonté de produire et de toujours chercher quelque chose de meilleur ce qui constitue un atout pour le développement de la société et même de l’Etat.

Pour conclure, on a vu tout au long du devoir que plusieurs facteurs empêchent le respect des droits de l’homme dans un pays sous développé comme Madagascar et cela se voit dans tous les domaines. Or le non respect des droits de l’homme ne permet pas l’avancement d’une société et prouve aussi l’absence de la démocratie et l’existence d’un régime dictatorial. Des efforts seront donc nécessaires, de la part de chaque individu et surtout de l’Etat, pour assurer la promotion de la vie de la population et instaurer un développement meilleur.

Essay 75, RZT, RFHT, RML

A l’issue de la première étape du concours national sur la démocratie et les droits de l’homme, 33 personnes (cf.liste ci-dessous par ordre alphabétique) se sont portées volontaires pour la correction des 84 dissertations reçues des régions de Madagascar. Chaque dissertation a été évaluée par 3 personnes différentes afin de retenir la moyenne des 3 notes par copie.

Certains membres du jury ont partagé leur vision et intérêt pour ce présent concours national.
Alain SOUMOUDRONGA
Ingénieur, Secrétaire Général du Groupement Pétrolier de Madagascar.
Membre de plusieurs associations engagées dans des actions socio-économiques de développement en tant qu’homme d’action, de rigueur et de communication.
Sens des responsabilités, Esprit d’analyse et Dépassement de soi peuvent en trois points résumer ses valeurs fondamentales.
Dr Andrianaina RAHARISON
Président Association Psy Mada
« Je suis Neuropsychiatre et Psychothérapeute puis Coach en Entreprise, également Président de l’Association Malgache pour l’Aide et l’Entraide des Epileptiques (AMAEE). Mais concernant votre projet, c’est surtout le côté  Manager et Initiateur du Blog des Jeunes (http://psy-jeunes-ados.psymada.com/) qui m’a poussé à y participer.
C’est en somme cette volonté de vouloir accompagner les jeunes pour leur Bien Être et pour leur Avenir dans l’espoir que  chacun  devienne «  Un Individu Intègre et un Citoyen Intégré ». »
Annie RASOAMANANA
Retraitée de l’Ambassade des États-Unis
« For having worked at the American Embassy, within the Public Affairs Service (PAS) for more than 30 years, I have had such great opportunities to deal with millions and millions of wonderful young Malagasy people with good potential. And one can tell how much they need our expertise and leadership in one or another way, so here I am. “Tanora vanona, fanilo ny ampitso.”
Brice RAKOTONDRAFARA
American Center
« I represent the American Center which is the new center for innovation and promoting excellence. Our mission is to enlighten minds, inspire talents, develop capacities, and we believe that this contest is an opportunity to promote youth voice.
Danielle ANDRIANTSIFERANA
AUF
Danielle Andriantsiferana is a Fulbright alumna who graduated from Ball State University in 2008. She joined the jury of the National Contest on Democracy and Human Rights because of her interest in promoting youth voice, identity and development.
Eliane RAVAOMALALA
Représentante Levi’s, Conseillère de l’USGA
Emma RALIJOHN
Madagascar Oil
« Disposant d’expériences multidisciplinaires, notamment dans l’enseignement, le service public, le développement de projets et le secteur privé, je suis fière d’être membre de l’USGA. Je crois fermement que prendre soins de nos jeunes est l’un des principaux ingrédients pour atteindre la prospérité de Madagascar. »
« Having multidisciplinary experiences, including teaching, public services, development projects and private sector, I am a proud member of USGA. I strongly believe that taking care of our youth is one of the main ingredients of achieving prosperity for Madagascar. »
Eric ATKINS
Assistant Public Affairs Officer at the U.S. Embassy. 
His prior assignment was in Amman, Jordan.  Before joining the Foreign Service, he taught English to rural Bedouin children in the United Arab Emirates.  He earned a BA in English and History, and a Master’s Degree in International Education.  Eric is participating as a jury member in this contest because the primary goal of the U.S. Embassy is to help Madagascar return to democracy and strengthen the rule of law.
Erick RABEMANANORO
Communications Officer, World Bank
« My career began as a journalist, and I’m working for more than 18 years as a communications expert, mostly at the service of international organizations. Since the 2002 crisis, I’m keen on undertaking some researches on Madagascar’s politics, and I’ve produced a Radar de suivi de la tension politique (presented at the CEDS-Madagascar) that was able to predict the 2009 crisis since July 2008. I am currently embarked into a doctoral program, with researches focusing on cyclic political crisis and political culture in Madagascar. Through its themes and goals, this contest will contribute to develop a sense of citizenship and civic engagement within youth. This should help to address the lacks that are the source of these recurrent crises. »
Eric Robson ANDRIAMIHAJA
Directeur Adjoint, Economic Development Board of Madagascar (EDBM)
« Having earned my MBA in 2000 from the University of South Carolina, I lived several years abroad before going back to Madagascar. Being the actual Deputy CEO of the EDBM, I am very much involved in activities relating to the development of the country. I am also a lecturer at some higher institutes in Antananarivo.
My experience abroad and my actual responsibilities taught me how important democracy and human rights are for the development of the country especially if people can be aware of them soon enough. Therefore, I decided to be a member of the jury for this contest. »
Fanjaniaina FAWBUSH
President of USGA
« I received my PhD degree from Cornell University in the US. Now, I teach and conduct research projects at the School of Agronomy (ESSA) at the University of Antananarivo.While teaching my aim is to enable all if not the majority of my students to find their interest and gain understanding in their learning, and discover practical and professional use of what they learn in class. I live at Tsiadana. Every Saturday afternoon, I facilitate meetings of youth group in my neighborhood to reflect on the purpose of life and progressively establish a solid moral and spiritual identity and a spirit of service through various activities. I accompany them to hold a neighborhood classes for kids and animate junior youth groups (11 to 14) on a regular basis rich in games and activities. On weekends our house is transformed into a small institute. One of our goals is to help the pre-youth reflect, discuss and discover their talents and capacities so that they can choose a field of study, a professional training or a path of service for themselves. The vision is to socially and economically impact their personal lives, that of their community and the world.
I believe in education, and the priceless potential the youth has. Every youth is like a mine of gems of inestimable value, but only an appropriate education will enable those hidden treasures to be revealed and make mankind benefit from them. It is in this spirit that I asked to be on the jury of this competition. I wanted to contribute in promoting a framework that helps the youth reflect on the complexity of the organization of human existence and the conditions of society. Youth needs a safe place to react and express their opinions on the importance of life, human rights and the injustice in the world they live in and by doing so, promote unity and peace by making their voice heard! »
Franckie RAMANDIMBIVONONA
Coordinateur, Madagascar Initiatives
« Appuyant toute initiative susceptible de contribuer au développement de Madagascar, je n’ai pas hésité à me porter volontaire de cette initiative qui, je l’espère, n’est que le commencement d’une série de formules complétant le système éducatif actuel à Madagascar, ceci pour que les jeunes Malagasy puissent s’impliquer à la vie de la nation dès leur jeune âge. »
Hagasata RAKOTOSON
Président Jeune Patronat de Madagascar
Haingo RASOLOFONJOA
Membre actif de l’USGA
Jean Gabriel HARISON
Président Lions Club Manjakamiadana
Ketakandriana RAFITOSON
Présidente WYLD
« Je suis juriste politologue, passionnée par la démocratie et les droits de l’homme pour lesquels je lutte au quotidien. Il me paraissait donc naturel de soutenir cette excellente initiative et d’y participer activement. »
Landy Andriamiarisoa Zetina no anarako. Niofana ho mpampianatra tao amin’ny ENS Antananarivo sy Maryland USA (FULBRIGHT) aho. Mpampianatra teny Anglisy no asako.Tena zava-dehibe amiko ny fahalalahana miteny satria izany dia iankinan’ny fampandrosoana ny maha olona sy ny fampandrosoana ny firenana. Ny fahafahana miteny koa dia dingana iray lehibe hanehoana ny fitovian-jo ary ilaina omena sehatra amin’izany ny tanora.
Maminiaina RASAMOELINA
Program Officer, WWF
Maminirina RANDRIANANDRASANA
Ph.D Student
« I am a doctoral student in entomology at University of Illinois at Urbana-Champaign, currently working on different biological aspects of a native silkworm species of Madagascar, in the aim of using it for economic benefits such as silk production to prevent over-exploitation of the remaining forests in the island. I had the opportunity to resume my study in the USA because of the Fulbright program that supported my master’s project. I could work on my favorite thing and experiencing different cultures has widely opened my mind. So, I volunteered to be a member of the jury in this national competition as I would like to support any activities that will open someone’s mind and help him/her to express his/her idea. I am  also curious to know how well the young Malagasy know about the notions of citizenship, and in what extent they are aware of the basics of human rights. I believe education of the Youth is the key to build a great nation, and this kind of competition, if held regularly, will surely help them think and analyze important things about their life and their country. »
Mampionona AMBOARASOA
Assistant Technique en Agribusiness, Projet Pôles Intégrés de Croissance
Maria Herinjara RANOHATRA
Analyste risques – BFV Société Générale
Maria a décroché son MBA – Global, Social and Sustainable Enterprise délivré par Colorado State University en décembre 2011 et travaille actuellement en tant qu’Analyste Risques auprès de la banque BFV-Société Générale, Madagascar.
« Ayant eu l’occasion d’étudier dans deux pays différents, la France et les Etats Unis, et de voyager dans plusieurs autres pays étrangers, je pense que le respect des droits humains fondamentaux et la liberté d’expression font partie des bases d’une société saine. »
Maria graduated with an MBA degree in Global Social and Sustainable Enterprise, from Colorado State University, in December 2011; and currently works as a Credit Risk Analyst for BFV-Société Générale bank, Madagascar.
“As I could study in two different countries including France and USA, and travel to many more, I think that respecting basic human rights and allowing people to express themselves contribute to creating a healthy society.”
Martina LIPPUNER
Communication, WWF
« In my work at WWF, my most rewarding experiences involve our Vintsy environmental youth clubs. It’s when I am reminded that this wonderful country I call my home right will one day be in the hand of some extremely committed and interested youths who are happy to get involved to make their country a better place. Working with young people means never to lose hope. And don’t we all need a little bit of that sometimes? »
Dr Olivier ROBINSON
Recteur IT University
« After more than 7 years in France and the USA doing University teaching and research, I’m teaching Math and Computer Sciences at Misa, Faculté des Sciences of Université d’Antananarivo, since I found it, with a few colleagues, in 1996.
I was the former DG-TIC, of the Ministry of Telecoms, before becoming the Recteur of IT-University, a private Computer Sciences University in Antananarivo, since 2011.

I participated in this event because, I think, that citizenship and democracy values have been lost or twisted in this country lately and therefore must be reintroduced at the earliest level of our youngsters’ education. »

Panja RAMANOELINA
Élu Président de l’Université Ankatso en 2013
Patricia RAJERIARISON
Présidente de la Commission de Football Féminin
Pierrette MBOLA MOREL (veuve TSIMINDRY),
Académicienne, juriste et anthropologue. De métier Energithérapeute (soins par les huiles essentielles, massage et gymnastiques) et formateur en Psychologie de la personnalité.
Richard RANDRIAMAHOLY
Ancien Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar, Ancien Représentant du FMI au Gabon
« Ayant travaillé dans une Institution Internationale basée aux Etats-Unis et ayant l’anglais comme langue de travail, je suis ravi d’apporter une contribution á l’USGA. Je suis á la retraite, mais j’ai été Fonctionnaire du Fonds Monétaire International (FMI) dans lequel j’ai exercé diverses responsabilités  d’économiste durant seize ans. J’ai également été Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar et Directeur Général de Banques. »
Rindra RABARINIRINARISON
Magistrat
Juriste de formation et magistrat de carrière, Rindra RABARINIRINARISON  est  une jeune femme engagée dans la  défense des droits humains, dans  la recherche et la mise en place de la démocratie à Madagascar.  Elle mène ses combats en matière de démocratie au sein de divers réseaux tels que l’association NOVA STELLA, l’alumni du Youth Leadership Training Program et la plateforme des associations Youth Civic Center. Elle organise régulièrement des débats ou des concours de débats dans ce domaine, le dernier concours ayant eu lieu lors de la journée internationale de la démocratie en septembre 2012.
« En prenant l’initiative d’organiser un concours national sur la démocratie et les droits humains, l’USGA m’a fait comprendre qu’ils partagent également ces mêmes intérêts. Je n’ai par conséquent pas hésité à porter ma contribution dans la réalisation du  concours qu’ils organisent. »
Serge RADERT,
Coordinateur du Projet de Gouvernance et de Développement Institutionnel.
« J’ai accepté la proposition d’être membre du jury car c’est un honneur de faire partie d’un concours sur les questions de civisme, de citoyenneté et de droits de l’homme. Ce sont des aspects fondamentaux pour vivre ensemble en société, ce qui est encore à construire à Madagascar. »
Thierry RAKOTOARISON
Directeur Général, Groupe Evolutis

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« Après des études secondaires au Collège Saint Michel, j’ai fait mes études supérieures à l’INSCAE puis à Wichita State University au Kansas aux États Unis où j’ai obtenu un diplôme de MBA. J’ai participé à ce concours avec la conviction qu’aucun progrès n’est possible sans échange, sans communication entre les hommes. Avoir été membre du jury m’a permis d’apprendre de nouvelles dimensions sur la démocratie et les droits de l’homme mais aussi d’avoir un aperçu sur l’éducation et la perception des jeunes d’aujourd’hui. Je reste convaincu que ce concours a été bénéfique aussi bien pour les participants que pour les évaluateurs et réitère mes félicitations aux organisateurs et à l’USGA. »

 

Toavina RALAMBOMAHAY
Correspondant de l’académie malgache depuis décembre 2012
Auteur de l’ouvrage Madagascar dans une crise interminable aux éditions l’Harmattan.
« Je suis de ceux qui croient qu’en ces années 2000, il n’est plus souhaitable ni même envisageable d’avoir un développement sans démocratie et ni justice. J’essaie de décliner ces affirmations dans les faits mais aussi dans tous mes textes. »
Valisoa RAMBELO RAMANITRA
Vice-présidente de l’USGA
« Ayant eu la chance de bénéficier de la bourse « Fulbright » du Gouvernement Américain, mon programme de Master of Business Administration m’a appris l’importance d’avoir, exprimer et défendre son opinion. C’est pourquoi, profondément convaincue du rôle-clé de l’éducation, en tant qu’initiatrice de ce présent concours national, nous avons concentré nos efforts pour inviter les jeunes à approfondir leurs réflexions sur des sujets importants pour Madagascar et à nous les partager. »
Zouzar BOUKA
Président de l’AMCHAM

La première étape du concours national a consisté en une dissertation par équipe de trois élèves en classe de 2nde ou 1ère (+ un éducateur) sur les sujet au choix : « Citoyenneté et civisme » ou « Respecter les droits de l’homme, c’est promouvoir la vie. »

Pour les 8 équipes sélectionnées pour la finale, un débat parlementaire ouvert se tiendra au mois de Mai 2013 (dates confirmées quand les responsables de chaque lycée nous auront partagé les dates de disponibilité de leur équipe) à Antananarivo.

Les 8 meilleures équipes, sur un total de 84, sont :
 

Lycée Ambohimalaza Miray,  dissertation ici

  • RAZAFIMANANTSOA Zo Tahiry
  • RANDRIAMAPIANINA Faly Hary Tiana
  • RATSIMBAZAFY Mihoby Liantsara
  • Éducateur : Mme RANDRIAMAMPIANINA Andy

Lycée Mixte Tsiaraso 1, Ambanja, dissertation ici

  • RAKOTONOMENJANAHARY Tanjon’Lanto Abraham
  • PETERA Koloina Tiavinirina
  • RANDRIAMISA Andoniaina Manjaka Stévio
  • Éducateur : RAKOTONOMENJANAHARY Lantosoa Jean Luc

Lycée privé Liantsoa School, Fianarantsoa, dissertation ici

  • ANDRIAMIARIMBOLA Barisoa Olivia
  • LONGLAY Sane Sonia
  • RAMANANDAFY Anjara Maevasata Ambinintsoa
  • Éducateur : Randriatsizafy Nirina

Lycée Rakotoarisoa, Ambositra, dissertation ici

  • RAZAFINAMA Fanomezantsoa Kaleba
  • RANDRIANAIVOARISOA Rebecca Valentine Norotiana
  • MALALAHARISOA Lynah Fehizoro
  • Éducateur : Ranarivelo Nofy Balisama


Lycée St François Xavier Antanimena, Antananarivo,
dissertation ici

  • RAMIASAMANANA Lysa Miangaly
  • RAKOTOVAO Miora Hasina
  • RASOLOFOMANANA Rajery Sakaiza
  • Éducateur : Rasoamalalanirina Monique

Lycée Maevatanana, Maevatanana, Betsiboka, dissertation ici

  • RAVONIAINAHARIMANANA  Saholy Lydie
  • RAZAFINDRAVOLA Noëline
  • NIHAINA Arisoa
  • Éducateur : Bemahintso Marie Claudette

Lycée Nosy Varika, Vatovavy Fitovinany, dissertation ici

  • FALIMANANA Ihasinareniny
  • RAZAFIARISOA Sandrine
  • RAZAFINANDRASANA Brice
  • Éducateur : Mme RAZAIARISOA Solotiana

Lycée Technique Professionnel, Bongolava, Tsiroanomandidy, dissertation ici

  • RANDRIAMIADANA Nyrenca Fanantenana
  • RANDRIAMBOLOLONA Junnu
  • RAVALISON Fanirisoa Murielle
  • Éducateur : Rakotoarivonona Tantely Hery Nirina

Félicitations aux équipes sélectionnées, nous reviendrons vers vous et les responsables de vos lycées les prochains jours ouvrables. Rendez-vous au mois de Mai à Antananarivo.

Nous remercions également toutes les équipes participantes, la sélection s’est jouée sur des petits écarts de points entre les dissertations et toutes les équipes sont méritantes. Nous réitérons les remerciements aux équipes qui ont partagé leur opinion, aussi instructive les unes que les autres.

L’USGA – Association des diplômés des États-Unis – en collaboration avec l’Ambassade des États-Unis à Madagascar et partenaires, organise la grande finale du Concours National sur la Démocratie et les Droits de l’Homme, destinés aux lycéens de toutes les régions de Madagascar

 le 22 Mai 2013 à partir de 14 heures au Centre de Presse, Ankadivato (Bureaux du WWF).

La première étape ayant consisté en un concours de dissertations avec deux sujets au choix portant sur la démocratie et les droits de l’homme, la sélection des 8 équipes finalistes (détails des 8 équipes et leur région de provenance ici) par les 33 membres de jury (noms des jurys ici) s’est faite sur un total de 84 dissertations venant de 22 villes de Madagascar.

La deuxième et dernière étape du concours se fera sous forme de concours d’arts oratoire dont la première partie se tiendra au Madagascar Development Learning Center à Anosy le 21 Mai 2013.

La grande finale du 22 Mai débutera par le débat des 2 équipes finalistes, suivie des discours officiels et de la remise des prix avant un cocktail de clôture.

L’USGA ou United States Graduates’ Association rassemble, comme son nom l’indique, les personnes diplômées des États-Unis. Comptant à ce jour plus de 60 membres, l’Association a pour objet de regrouper les malgaches diplômés d’universités ou instituts divers américains afin de (a) promouvoir les échanges et la solidarité entre membres, et d’organiser des événements récréatifs, intellectuels, professionnels et autres ; (b) aider les étudiants partants vers les Etats-Unis ainsi que ceux ayant terminés leurs études et rentrant à Madagascar ; (c) développer les relations académiques, scientifiques, culturelles, économiques et diplomatiques entre les Etats-Unis et Madagascar ; et (d) contribuer généralement à la promotion de la destination américaine pour les études supérieures et les formations professionnelles.


Valisoa Rambelo Ramanitra

Vice présidente USGA