mardi 24 janvier 2017

LES PARENTS, LES ADOS ET LA SEXUALITE

Posted by admin On mars - 20 - 2013 ADD COMMENTS

Les relations entre parents et enfants sont très compliqués surtout concernant la sexualité. C’est pourquoi nous avons choisi ce thème à débattre pour aujourd’hui. Pour mieux approfondir le sujet abordé, on l’a divisé en quelques étapes :

–          Qui en parle ?

Pour les parents, il n’est pas toujours facile d’aborder la question de la sexualité avec les enfants. Ainsi, il n’est pas rare que l’ado soit renvoyé d’un « parles-en à ton père », à un « parles-en à ta mère », qui risque bien de laisser sa question sans réponse. Pour autant, les parents ont un rôle important à jouer et ils ne peuvent laisser la société, l’école notamment, assumer seule le rôle de l’éducation sexuelle. Aussi, des deux parents, l’interlocuteur privilégié est plus souvent celui du même sexe que l’adolescent. Néanmoins, cela n’est pas une règle car ce qui compte avant tout, c’est la qualité de la relation avec le parent et vers l’âge de 15 ans, une fille a parfois un échange plus facile avec son père qu’avec sa mère.

–          On en parle comment ?

Il n’est pas souhaitable « de banaliser le discours parental sur la sexualité et ainsi de la réduire à une pratique comme une autre, car la sexualité touche ce qu’il y a de plus intime en chacun de nous, tant physiquement que psychiquement. » Néanmoins, cela n’exclut pas, bien au contraire, d’avoir des échanges plus formels sur la question. Différents éléments seront progressivement abordés avec l’adolescent. Il n’est question de lui parler de sexualité sous la seule forme d’une information biologique. Avant tout, il est important de l’aider à réfléchir, à la sexualité, à la différence entre la vie affective et la vie sexuelle, afin qu’il puisse commencer à vivre sa sexualité, quand il se sentira vraiment prêt, dans son cœur, dans son corps et dans sa tête, sans être victime d’une quelconque pression sociale.

 

–          on en parle quand ?

Au vu de ces informations, les enfants, puis les adolescents, doivent bénéficier d’une information sur la sexualité adaptée à leur âge et à chaque situation. C’est indispensable pour leur permettre de vivre leurs premières relations sexuelles dans le meilleur contexte psychologique possible et pour prévenir tout risque de grossesse ou de maladie sexuellement transmissible. Le paradoxe de la sexualité aujourd’hui est que finalement, tout le monde en parle. Le « discours social », la télévision et la presse abordent régulièrement cette question. De fait, on peut croire que l’adolescent est bien informé, alors qu’en réalité, tant que les informations sexuelles ne sont pas directement centrées sur les préoccupations de l’adolescent, tout se passe comme si on ne lui en avait jamais parlé. Quant à l’âge ou au moment idéal pour en parler, à chacun de voir… en fonction des demandes et de la maturité de son enfant. Mais en gardant un chiffre en tête : 15 ans est l’âge moyen de la majorité sexuelle. Dès le début de la puberté, vers 11-12 ans selon les enfants, des occasions sont offertes d’aborder le sujet.

 

–          Comment parler de la sexualité avec son ado ?

Parler de sexe avec son enfant reste tabou dans la plupart des familles : peur de ne pas trouver les mots, le moment ou le courage  tout est prétexte à repousser cette confrontation. Mais l’ado a besoin de réponses. Même si le rôle des parents n’est pas prioritaire dans la découverte de sa sexualité, il faut savoir se montrer à l’écoute de son adolescent.

 

–          Le bon moment

Depuis les années 70, l’âge moyen des premiers rapports se stabilise autour de 17 ans pour les garçons et de 18 ans pour les filles. Pourtant, la majorité sexuelle a été légalement fixée à 15 ans en France et à Madagascar. En fait, les adolescents commencent très tôt à se poser des questions sur la sexualité. Au moment de la puberté, les transformations physiologiques et physiques dont ils font l’objet attisent leur curiosité. Il ne faut pas attendre que les adolescents soient débordés par les transformations pour leur parler de sexualité. Même s’ils ont peur de le montrer, les jeunes sont en grande demande : le sexe les intrigue et les attire. C’est en effet pour eux le moyen d’atteindre la reconnaissance des adultes et des copains. Avant même que les enfants en fassent la demande, on peut donc engager le dialogue pour dédramatiser le sujet, sans trop le banaliser.

–          Des mots pour le dire

Les parents n’ont qu’un rôle secondaire dans l’éducation sexuelle de leurs enfants. Les principales sources sont en effet les médias (presse, radio, télé), les copains et, dans une moindre mesure, le collège et le lycée. Les informations pratiques et préventives étant acquises à l’extérieur du nid familial, « le rôle des parents peut se restreindre à un témoignage », affirme le psychiatre. En fait, le jeune a besoin d’entendre que ses parents sont passés par cette période de questionnements et de doutes… en somme, qu’il est comme tout le monde ! Dans un « langage adulte », vous devez par ailleurs apprendre à votre adolescent à faire le lien entre les informations physiologiques reçues en classe de biologie et la vie affective. Mais attention,  les parents n’ont pas à raconter leur propre vie sexuelle aux adolescents, votre vie intime, sans être secrète, doit rester discrète.

–           Comment parler sexualité à vos enfants ?

C’est une question que l’on entend régulièrement qui sous-entend qu’il existe une méthode à suivre. Mais est-ce vraiment la bonne question ? La vraie question ne serait-elle pas plutôt : « Pourquoi parler de sexualité à vosenfants ? »

–          Pourquoi parler de sexualité à vos enfants ?

Parler sexualité, tout le monde s’accorde aujourd’hui à affirmer que c’est important. Peut-être, mais pourquoi ? Quel est le but recherché par les parents qui décident de parler sexualité à leursenfants ? Très souvent, ils le savent à peine eux-mêmes et pensent simplement « qu’il le faut ! ». C’est une mission qui leur semble être la leur, en tant que parents.

Ils ont peut-être raison, mais l’essentiel est de savoir pourquoi justement et le savoir pour le dire à ses enfants, quel que soit leur âge.

Quelles sont vos raisons à vous de parler sexualité? Il peut y en avoir beaucoup !
« Je veux parler de sexualité à mes enfants car personne ne m’en avait jamais parlé et j’ai eu beaucoup de mal avec ça. »
« Je souhaite parler de sexualité à mes enfants pour qu’ils soient heureux en amour, tout simplement. »
« Je veux absolument leur donner des explications sur la sexualité pour qu’ils ne se mettent pas en danger de mort avec le sida. »
Toutes ces raisons et bien d’autres en contiennent une, sous-entendue : si les parents veulent parler de sexualité à leurs enfants, c’est parce qu’ils les aiment et souhaitent pour eux le meilleur avenir possible. Cela semble évident et pourtant, c’est essentiel de le leur exprimer. Il faut le leur dire directement, pour que cela soit pour eux une évidence.

Pour en conclure, n’hésitez jamais à parler, de manière un peu évasive de vos expériences passées. Il ne s’agit pas d’exhiber votre sexualitépassée ou présente, mais de vous impliquer personnellement, d’expliquer que vous désirez leur éviter des obstacles que vous avez rencontrés.

De cette manière, vous mettez beaucoup plus de vous dans l’échange et vous vous sentirez plus proches. Vous serez alors bien mieux écouté et vos paroles auront nettement plus de poids.

LMA Terminale C1 2012-2013

Les Ados & l’ Amour

Posted by admin On mai - 3 - 2011 ADD COMMENTS

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Tel est le thème de la Discussion Débat entre Psymada-Jejoo et les Elèves du Lycée Jules Ferry de Faravohitra qui a eu lieu le Vendredi 15 Avril 2011; séance dirigée par Dr RAHARISON Andrianaina et assistée par le chanteur Princio. Nous remercions les élèves Tifany, Rolf, Tatiana,Mamizara, Fitiavana, Rina, Fidelys et tous les autres qui ont posé les questions et participé au partage lors de cette journée. Psymada remercie également ce Lycée de Faravohitra par l’intermédiaire de son Censeur Mr RANDRIANARIVO Liaha et notre Partenaire, le journal Jejoo. Pour la facilité de la rédaction, nous avons regroupé les interventions sous forme de Grandes Questions plus pratiques et nous y avons rajouté certaines remarques supplémentaires (en italique) pour compléter nos réponses.

 

L’Amour en question

Il est important de noter que l’Amour est un sentiment profond que la majorité d’entre nous jeune ou moins jeune, rencontre à un moment de sa vie. L’Amour est à ne pas confondre avec le Désir ou l’Envie physique qui est une pulsion qui peut nous pousser à vouloir juste posséder quelqu’un même si l’Amour peut d’emblée s’accompagner voire se déclarer par cette même envie.

Pour compléter ce premier point, sachons également que l’Amour est avant tout un sentiment que nous recevons de par nos parents et essentiellement de notre mère. Un enfant qui n’a pas reçu de l’Amour aura des difficultés à en donner à son tour. L’Amour se vit et se transmet autrement que par des suppositions et beaucoup plus que par de simples mots. Par contre, lors de ses manifestations, les mots peuvent être un plus non négligeable !…

 

 

Y-a-t’il un âge idéal pour l’Amour?

Un individu peut éprouver de l’Amour à n’importe quel âge de sa vie mais c’est sa manière de le manifester qui diffère. Enfant on peut déjà avoir un sentiment de bien-être en étant avec un autre enfant du sexe opposé; c’est le cas du petit bout en grande section qui dit être amoureux de sa petite copine de classe. C’est cette notion de complémentarité qui se manifeste par une envie de jouer avec elle ou juste le besoin d’être en sa compagnie. Toujours est-il que ce sera encore l’Amour de Maman ou de Papa qui va primer à ce stade là.

En grandissant et particulièrement à l’adolescence, les modifications physiques et psychiques liées aux hormones vont pousser l’ado à s’éloigner des parents et à aller vers l’Amour: celui qui fait rêver tous les jeunes, preuve « d’Indépendance » et image de cette capacité à faire comme les grands ou plutôt comme un(e) Grand (e): son Idole.

Précisons que si l’Amour a toujours été une « découverte » ou une rencontre en fonction de l’âge et des circonstances de la vie, de plus en plus avec la Communication et les médias, les différentes étapes qui survenaient plus ou moins naturellement, de nos jours nous tombent carrément dessus. En fait, c’est à l’image de notre rythme de vie et de notre siècle. Et cela doit rendre nous les parents de plus en plus vigilants par rapport aux contacts de nos enfants vis-à-vis des médias et d’Internet en particulier.

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Que penser de l’Amour entre un garçon de 17 ans et une fille de 13 ans.

 

Dans la tranche d’âge “jeune ado”, les différences en années sont normalement à l’origine d’autant de différences en mentalité et en comportement. La jeune fille dont il est question semble encore très attachée aux valeurs que lui ont transmises ses parents. Le garçon lui, veut l’entraîner vers diverses tentations, jouent sur les sentiments et faisant même parfois usage de chantage affectif.

Dans la pratique, l’âge de 14 – 15 ans est un tournant qui est parfois décisif, s’agissant de la limite que va avoir ou non un(e) ado. C’est pour lui ou elle une période de « grande confrontation » entre d’une part les conseils et les dialogues effectués ( ou pas) depuis des années par les parents et d’autre part l’influence du ou des copains ainsi que l’ensemble de son environnement. L’inconnu et le désir d’être ou de faire comme les autres seront toujours très tentants mais l’Amour c’est à dire la compréhension et l’esprit de confiance que lui manifestent ses parents lui seront d’un grand soutien pour sa stabilité.

 

 

Si tu ne fais pas ce que je te demande, c’est que tu ne m’aimes pas !…

Cette question revient souvent même par rapport à l’Amour chez les adultes. Posons-nous juste la question: « L’Amour, c’est l’amour de soi même ou est-ce l’amour qu’on a pour l’autre ? » Faut-il donc que je pense à moi d’abord ou faut-il penser autant à celui ou celle qu’on aime qu’à nous deux en même temps !… Il n’est donc pas question d’Egoïsme ni d’Egocentrisme comme on peut rencontrer encore trop souvent mais plutôt de « Partage ». Le mot en malgache “ Pifankatia ” le traduit très bien !…

 

Peut on sortir avec deux ou plusieurs personnes à la fois ?

La loi ne punit que ce que l’on appelle « Adultère », c’est-à-dire la personne déjà mariée qui sort ou qui a une relation avec une tierce personne. En ce qui concerne notre thème, il est question d’Amour donc demandons nous si nous trouvons normal que nous disions aimer une personne et qu’en plus nous sortons avec une autre ?… Précisons que par rapport à notre thème du jour, il n’est pas question d’Aventure mais d’Amour.

 

 

Chez un ado, flirter ou avoir un(e) petit(e) amie(e) fait-il mauvais genre ?

Pas du tout sauf qu’il y a des moments et des limites à respecter!… Il y a des faits et des actes qu’on ne fait pas à 13 ans comme il y a ceux qu’on ne devrait pas faire à 16 ou encore à 18. Et ce sont les parents qui devraient leur en parler et leur expliquer par rapport à ces différentes limites. Le problème vient du fait que les parents la plupart du temps ne font qu’interdire et dire du mal de tel ou tel acte. Pas d’explication et peu ou pas de discussion, ce qui la plupart du temps pousse encore plus le jeune à aller tête baissée ou juste se fier à l’un ou l’autre copain.

 

Notre pratique met en évidence certains points :

 
Beaucoup de parents malgaches restent très attachés à la tradition :
  • Aimer, pas question avant la fin des études
  • Aimer, pour une fille, c’est se donner à un seul homme, celui pour qui elle va se consacrer. Elle sera sa femme et la mère de ses enfants.
  • Pas question d’Acte sexuel avant le mariage donc pas question d’être seul ou de sortir seul avec un garçon jusque là.
 
Au contraire, trop de jeunes sont confrontés presque quotidiennement aux bouleversements et même aux grandes tentations véhiculées par la modernité et la complète libération des mœurs.

 
Ces situations extrêmes ne favorisent pas du tout la sérénité chez la plupart de nos ados. De telles situations favorisent aussi de plus en plus les dissensions entre l’ado et l’adulte en général. Le Psy que nous sommes ne doit en aucun cas obliger un ou des parents par rapport au choix du type d’éducation qu’il veut donner à son enfant. Par contre son choix impose de sa part des responsabilités, c’est-à-dire un suivi donc forcément des échanges et des séances de partage. Au fur et à mesure, une évaluation voire une remise en question pourrait s’avérer nécessaire de la part de cette autorité parentale. Et c’est justement ce qui peut différer le rôle de parent avec celui de Chef d’Entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Amour peut-il entraîner des limitations concernant l’Objectif dans la vie de quelqu’un ?

Oui car à 13 ans par exemple n’importe quel ado ne sera capable de fournir en même temps l’effort nécessaire aux études et la gestion d’une Relation Amoureuse !… Il est encore une fois question de moment et de limite. De toutes les façons, se voir tous les jours alors qu’on est encore aux études ne peut que nuire à la bonne marche de la scolarité. Sans oublier les petites disputes avec leurs conséquences et qui peuvent toujours survenir tout au long d’une liaison entraînant de plus en plus de perturbations sur chacun des amoureux.

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Est-ce qu’être avec quelqu’un m’oblige à avoir des Relations Sexuelles avec (elle) lui ”?

Pas du tout!… L’acte sexuel et surtout la « Première Fois » est un choix !… elle ne doit en aucun cas être un hasard ni juste une occasion et encore moins une obligation !… Cela doit être un Acte Réfléchi !… Certaines personnes ont décidé de le faire avec l’élu de leur cœur, d’autres n’attachent plus autant d’importance à cette valeur. N’empêche, pour l’avenir sexuel et surtout l’équilibre psychologique de la personne, un minimum de conditions doit être rempli. Par exemple : Toi et moi, sommes-nous suffisamment prêts ? (car c’est un acte qui se fait à deux bien sûr). Est-ce le bon moment, le bon endroit, etc?… Encore une fois, c’est tout à fait logique qu’au moins un des parents ait déjà parlé avec l’ado à un moment ou l’autre de cet instant important de la vie de l’individu !…

 

Comment dire aux parents qu’on a un (e) copain (ine)?

Ce n’est pas une vérité que l’on balance facilement comme ça! Parler d’intimité est toujours difficile et même très difficile. Parler de soi à ses parents et de ce que l’on fait en dehors du foyer familial n’est déjà pas facile. D’ailleurs, pour l’enfant, ce sera plutôt la pudeur ou tout simplement la crainte qui sera le premier frein par rapport à une telle discussion. Cette difficulté qui est d’ordre affective s’explique même de manière paradoxale du côté parental. D’un côté ils vont aussi éprouver cette gêne liée à la pudeur mais d’un autre côté, il y a aussi une forme de jalousie à l’origine « d’un droit de regard », « un droit d’ingérence » et parfois même « un droit de propriété ». Ce qui tôt ou tard, va générer de leur part et même involontairement, quelques maladresses aussi bien dans les gestes que dans les paroles. Et forcément, cela va butter contre le désir de changement et d’indépendance de l’Ado.

Pour pallier à tout cela il faut encore une fois une bonne dose de confiance et de compréhension!… Et cela s’acquiert avec les discussions régulières voire quotidiennes. Les deux parties ont donc le devoir de se parler, d’échanger. Il est clair que depuis le jeune âge des enfants, ce sont les parents qui doivent instaurer cette atmosphère et je dirai même cette « Culture du Partage ». Et ce sera au fur et à mesure des différentes discussions (sur les études, le sport, les amis,…) que le sujet du (de la) petit(e) copain (ine) viendra assez normalement dans la conversation.

 

Justement, pourquoi les parents ont peur de parler à leurs enfants ?

 

Nous avons beau être médecin, avocat, chef d’entreprise, en tant que parents, certaines situations peuvent nous faire perdre nos moyens ou nous faire manquer de confiance en nous !… Ce qui peut déjà être une raison pour éviter toute discussion avec nos ados. Nous pouvons aussi nous dire que mieux vaut se taire que dire des choses fausses ou qui risquent d’être mal interprétées. Ou encore parce que c’est délicat de parler de sujets qui nous dérangent soit de par notre passé ou de par notre statut de parent ?…

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Dr Raharison

AMOUR & SEXE RESUME DU T’CHAT

Posted by admin On décembre - 23 - 2010 ADD COMMENTS

Vous étiez 43 à avoir participé au T’Chat du 22 décembre. Cela prouve encore une fois l’intérêt que tous, vous manifestez autant pour les discussions interactives que pour ce thème en particulier.

Les deux heures consacrées à ces échanges sont passées très vite. Certains domaines ont été plus abordés que d’autres. Par ce qui va suivre, nous allons essayer de résumer les propos des participants tout en essayant de respecter l’idée générale. Il s’agit de susciter davantage les réflexions et encore plus les réactions allant vers un débat encore plus bénéfique pour le plus grand nombre.

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Citons le cas de la Virginité avant le mariage qui a occupé au moins le quart du temps de la conversation. Les remarques sont plus venues des filles mais certains garçons y ont également participé. Voici quelques uns de ces propos: La virginité avant le mariage a toujours son importance pour nous malgaches. Imagine le déshonneur quand la société via le mari et les membres de sa famille va savoir que la mariée a déjà goûté au plaisir charnel ! Nos traditions et nos religions ne nous ont-ils pas appris la chasteté avant les noces ? Une participante a signifié qu’elle-même aurait peur de ne plus être accepté par aucun homme si jamais elle passait à l’acte avant l’union sacrée. Citons enfin cette fille qui pense que passer à l’acte avec son premier amour n’est pas bien car de toutes façons, décider de se marier avec son premier flirt c’est aller contre le destin. En tous cas, on ne sait pas si tout le monde était du même avis mais personne n’a essayé de contredire ni mettre en doute les diverses opinions précitées. Enfin, Il faut noter qu’aucune limite de ce genre n’a été soulevée à propos de la sexualité chez les garçons.

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L’âge du mariage et celui du premier rapport ont aussi été évoqué. Vingt cinq ans au plus tard pour la fille ! Trente ans c’est l’âge idéal pour le garçon. Par contre, faisant suite à la discussion, deux ou trois avouent que 25 ans c’est quand même trop tard pour un premier rapport sexuel chez une fille. Serait-ce même imaginable d’attendre jusque là ?… Une internaute a même cité le cas d’une fille de 25 ans qui n’a jamais couché et de ce fait, victime des moqueries de ses pairs.

Contrairement à la discussion sur le mariage, celle sur l’Amour en tant que sentiment semble nettement partager les avis et semble même à l’origine de dissensions chez les participants. En effet, l’opposition est flagrante. D’un côté il y a ceux ou celles qui soutiennent que l’Amour est dangereux, qu’il peut détruire la vie et que ce n’est sûrement pas fait pour les filles tant qu’elles n’ont pas l’âge car l’amour va les conduire à la sexualité!… Les autres au contraire, filles ou garçons, semblent pratiquer la sexualité sans limite et ne pas se soucier de ce que c’est que l’Amour. Pire, une fille est allée jusqu’à dire qu’elle n’aime pas utiliser les préservatifs car étant trop jeune, ceux-ci pourraient nuire à son organisme. Enfin un garçon affirme lui aussi que les préservatifs entraînent des effets secondaires.

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Pour Psymada, ce résumé, transmis de manière la plus authentique possible est plus qu’édifiant: il existe un profond malaise au niveau de la relation des Jeunes malgaches avec l’Amour et/ou la Sexualité. D’un côté, celles et ceux qui semblent être profondément conservateurs et de l’autre ceux qui à priori sont pour l’extrême liberté des mœurs. En fait, ces deux groupes ont un dénominateur commun, c’est « l’absence de réelle conviction par rapport à leur choix respectif ». Et si les membres du premier groupe semblent avoir appris l’une ou l’autre leçon sans en avoir bien compris la teneur. Ceux ou celles qui appartiennent au deuxième groupe semblent avoir choisis leur attitude de vie sans avoir suffisamment réfléchi ou même parfois, on dirait par vengeance voire par dépit!…

En définitif, dans les deux cas, le problème majeur semble le manque de maturité chez l’ensemble de nos jeunes!… Et d’après nos constatations, la notion de « Choc Culturel » n’est pas non plus négligeable. En tant qu’entité engagée dans l’Information et l’Education, Psy-Jeunesados se sent une responsabilité dans l’amélioration de la situation de la jeunesse. Et dans ce domaine en particulier, il voudrait tout essayer pour redonner à l’Amour, sa juste valeur et à la Sexualité, un degré et un rang plus appropriés.

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Merci infiniment à nos fidèles Partenaires, le Carlton Madagascar et le Cyber Ampefnet.

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Docteur Raharison

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POURQUOI UN T’CHAT SUR « AMOUR & SEXE «  :

Quand faut-il passer à l’acte ?

Miranda, 16ans : « J’ai un petit copain. On sort ensemble depuis 1ans. Depuis quelques temps il a commencé à me mettre la pression. Il veut qu’on passe à l’acte. Dois-je le faire par ce qu’il me le demande ? Je me demande si je suis prête ou pas ? En plus j’ai peur. Est-ce que j’aurai mal ? Et si jamais je tombais enceinte ? »

Comme Miranda, beaucoup d’ados se posent des questions au sujet du sexe et des relations amoureuses. Oui, trop de questions et souvent peu de réponses. Cela explique t’il le fait que souvent des jeunes adoptent des comportements à risques et dont les conséquences peuvent être graves ?

Les sentiments : aussi importants que la sexualité

Certes, la prévention des infections sexuellement transmissibles ainsi que le fonctionnement des appareils génitaux doit leur être enseigné. Cependant, l’aspect émotionnel et sentimental ne doit pas être minimisé. En effet, l’ado se préoccupe aussi de ces problèmes que ce soit filles ou garçons.

La période de l’adolescence n’est pas toujours facile à vivre. Pour certains, cette phase semble se dérouler sans problème. Pour d’autres, c’est une période difficile où ils se sentent désorientés, parfois désemparés.

Que l’on soit fille ou garçon, à quoi peut- on reconnaître qu’on est amoureux ? Faut-il attendre d’être amoureux pour entamer une vie sexuelle ? Comment savoir qu’on est prêt ? Est-ce que ce mec – cette fille est le(a) bon(ne)? Est-ce que ce que l’on ressent est de l’amour ou juste de l’attirance sexuelle? Comment gérer une relation amoureuse (ruptures, jalousies…)?

L’exploration de la sexualité

L’adolescence, c’est aussi l’âge de la découverte. On dit que les premières expériences sexuelles jouent un grand rôle dans la construction de l’adolescent. C’est grâce à elles que celui-ci pourra devenir un adulte avec une vie sexuelle saine.

Et si certains envisagent les relations sexuelles avec une certaine appréhension, d’autres par contre sont ou semblent « hyper sexualisés ».

Mais la sexualité se résume t’elle à une question de pénétration ? Les gestes, les caresses et les baisers sont ils démodés ?. Certaines questions sont récurrentes : Comment enfiler un condom ? Se masturber est-il « normal »? Comment embrasser correctement? Etc. …

Demander conseils, oui mais à qui ?

Les parents dit-on, ont l’obligation de discuter avec leurs enfants. Mais, réellement, comment cela se passe-il ? Est-il possible de discuter sexe ou même d’amour avec son père ou sa mère ? Comment aller au-delà de cette barrière de la génération ?

Les copains ou les copines sont ils (elles) bons conseillers (ères) ? Faut-il leur en parler ?… En parler avec son ou sa meilleur(e) copain (ine), est-ce vraiment la meilleure solution ?

Ne vaudrait-il pas mieux en parler anonymement dans un T’Chat mais avec comme modérateur, une personne de référence : le Dr RAHARISON ? Viens donc en discuter de manière interactive ce Mercredi Après midi du 22 Décembre sur http://www.Psymada.com/Tchat/ ( site ouvert seulement au jour et à l’heure du T’Chat) .

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Manda

(Dr Raharison)