mercredi 25 janvier 2017

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– EVOLUTION DES SOCIETES

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Le 31 Octobre 2011, selon les Nations Unies, la population mondiale a franchi le cap des 7 milliards. On était 6 milliards en 1999, et avec une augmentation de 200.000 individus en plus par jour, on atteindra la barre des 9 milliards en 2050 dont environ 2 milliards d’habitants en Afrique et 1,6 milliard en Inde : les deux zones qui seront les plus peuplées au monde. En ce qui concerne l’Europe des 27, la croissance serait moins importante, de 495 millions en 2008 il y aurait 506 millions d’européens en 2060. Et sauf changement, Le nombre de décès devrait même dépasser celui des naissances à partir de 2015, ce qui s’explique par le vieillissement progressif mais certain de la population. Si l’âge moyen actuel d’un citoyen de l’Union européenne est de 39 ans, il sera de 49 ans en 2050. Ce vieillissement est lié à l’augmentation de l’espérance de vie ainsi qu’à la diminution du nombre d’enfant par famille : une moyenne de 1,5 enfant actuellement.

Mais ce changement du profil démographique n’est pas aussi catégorique dans tous les pays. Prenons l’exemple de la Somalie. Selon l’Unicef, malgré la guerre civile et la malnutrition qui fait souffrir le 1/3 des enfants et qui augmente largement leur mortalité, ce pays compte actuellement 10 millions d’habitants. Et ce nombre devrait croître jusqu’à 22,6 millions en 2050 en raison du nombre d’enfants qui va jusqu’à 7 par famille. Tout porte à croire qu’à défaut de fortune, les pauvres veulent avoir plus d’enfants alors que les riches optent pour plus de confort et moins de « gamins». En effet, dans les milieux pauvres, les enfants sont considérés comme une richesse, et plus nombreux ils seront, plus importante sera la chance de sauver l’un ou l’autre de la famine et de la maladie. Les parents comptent aussi sur l’assurance d’une main d’œuvre gratuite liée au nombre d’enfants. Par contre, l’enfant paraît être un supplément de charge voire un obstacle à l’épanouissement personnel dans les familles aisées. Mettons nous à l’évidence, pour le vieux continent, les enfants à venir seront davantage issus de l’immigration ou des descendants de familles récemment immigrées. Certes, ces familles ont moins d’enfants en Europe par rapport à leurs compatriotes vivant dans leur pays d’origine mais elles en ont quand même plus que les européens eux-mêmes.

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LA SOCIETE & / OU MOI

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Pendant des siècles, les tribus puis les clans dominaient nos sociétés, l’union, l’entraide et le partage étaient les maîtres mots, un minimum nécessaire pour tenir tête à l’hostilité de la nature, un moyen pour se protéger des éventuels ennemis. D’années en années, pensant avoir dominé dame nature, les mots « nombre » et « unité » semblent pour l’homme, avoir perdu de leur valeur. La tendance « Moi d’abord » de l’homme moderne, son repli sur soi, sa confiance aveugle au High Tec et au contraire sa méfiance voire sa défiance vis-à-vis de son semblable ont largement transformé son quotidien. La société n’est plus qu’une multitude d’individus mis les uns à côté des autres et même parfois, « les uns sur les autres » !… Ainsi, la notion d’individu et d’unicité a fini par prendre le pas sur la notion de groupe et de solidarité. Et dans les sociétés modernes, même la famille n’est plus qu’une valeur refuge, moins on s’y réfère, mieux on se sent; sauf bien entendu, quand rien ne va plus. En fait, le monde de la représentation a davantage favorisé la culture de l’Ego. Il y a un changement du style de vie et les priorités semblent avoir changé. Même la vie à deux pour beaucoup devient un obstacle à l’épanouissement personnel et à la limite, l’âge du mariage est retardé. La femme se veut plus indépendante et plus axée sur une carrière professionnelle. Ce n’est pas pour autant que l’homme soit moins machiste. Ainsi, les années d’études se prolongent, le nombre de célibataires endurcis mais aussi les divorcés ne cessent d’augmenter,…

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– QUESTIONS

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Au total si on se réfère aux prévisions, l’Avenir démographique de l’Europe est il menacé ? Est-ce le prix à payer, au nom de « la Liberté » ? Toujours est-il que la notion de Liberté n’est elle pas tout simplement arbitraire ? Pire, la « Liberté » ne tend elle pas à devenir hautement subjective !…

Et si jamais, la notion de liberté avait des limites, qui serait apte à donner ou prévoir ces prétendues limites ? Ainsi, lesquelles des libertés citées ci-après (et qui apparemment semblent toutes justifiables) seraient justes ou tout simplement justifiées ? Ensuite, lesquelles ne le sont pas et pourquoi ?

« Liberté du citoyen, liberté de vote, liberté de la femme, liberté de l’enfant, liberté de penser, liberté de s’exprimer, liberté d’aimer, liberté de circuler, liberté de grève, liberté de mourir,… »

A suivre…

 

Psymada

 

Bibliographie:

– Déficit démographique : « Europe cherche enfants » Politique sociale – 03-06-2008 –  » http://www.europarl.europa.eu  »

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– Enjeux Démographiques du XXlè siècle et le rôle de la Banque Mondiale  » http://siteresources.worldbank.org/HEALTHNUTRITIONANDPOPULATION/Resources/281627-1095698140167/PopNoteFrenchFinal.pdf « 

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C’était le thème adopté par les Nations Unies pour célébrer l’Année Internationale de la Jeunesse 2010-2011. Espérons que les 365 jours de médiatisation et d’actions qui ont été effectués vont renforcer la reconnaissance de la jeunesse dans son rôle et sa juste valeur au sein de la société. Pour Psymada, le Dialogue et la Compréhension mutuelle nécessite de la part de chacun, une écoute, un échange et un partage. Et ce thème probablement a été choisi car jusque là, un manque de considération et une insuffisance de rapprochement entre les uns et les autres ont existé. Ainsi, la diversité de par les générations, les origines, cultures, religions ou autre; au lieu de nous enrichir n’a fait que nous séparer, nous cloisonner, nous isoler !…

En ce qui nous concerne, en tant que Responsable d’un Blog des jeunes spécialisé dans « l’Education et le Bien Être», nous estimons qu’au-delà des difficultés liées à l’individu et aux groupes, quelques problèmes de fond sont à considérer. Il y a vingt ans, la barrière entre les jeunes et le milieu de la profession s’expliquait par le paternalisme et le pouvoir. Et le plus souvent, c’était le supérieur qui détenait « la raison » mais comme « le Système » était ainsi, personne n’avait à redire ! D’ailleurs, l’environnement de vie et de travail était différent et le problème du chômage moins important.

Avec le mode et les circonstances de vie du 21è siècle, la donne a complètement changé et particulièrement dans le milieu professionnel. Effectivement, les jeunes sont désormais devenus des concurrents plus que valables et particulièrement dans un certain groupe de métiers. En dehors des « hyper spécialisations » qu’offrent certaines formations notamment en nouvelle technologie et qui constituent un atout pour les jeunes, le renforcement de certaines règles qui régissent la société tels les différents droits et devoirs (Droit de l’Homme, de la Femme, de l’Enfant, du travailleur,…) tendent à améliorer le statut du citoyen dont le jeune, en prônant l’égalité entre les individus et même l’égalité des chances. Mine de rien, le boum des différents moyens cosmétiques, esthétiques et chirurgicaux qui poussent à la « cure de jouvence », a également relancé la compétition entre les jeunes et ceux qui veulent le rester; surtout dans certains métiers. Ainsi, nous constatons qu’au-delà du conflit de génération qu’on voit régulièrement dans les foyers (et qu’il faut reconnaître, a toujours été un processus vers l’évolution de la société), cette époque de la science, de la technologie et surtout de la communication que nous sommes en train de vivre ne peut plus se passer de dialogue et de compréhension mutuelle !… Psymada va même plus loin, car dorénavant, cela doit dépasser le cadre « inter- individuel ». Le milieu dans lequel nous évoluons actuellement exige : un minimum d’équilibre et d’harmonie, autant dans les familles, dans les groupes, les communautés que dans chaque pays voire entre les nations. Ce sera ainsi que va s’instaurer la confiance entre les personnes, entre les citoyens et les gouvernants puis les dirigeants entre eux ! Tout cela pour qu’enfin règnent dans chaque partie de notre planète, « la Paix et le Développement durable » qui nous sont si chers !!!

Dr Raharison

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Pour terminer cet article, nous citons quelques constats. Des faits que nous connaissons tous mais qui valent la peine d’être recités car ils déterminent notre quotidien. Juste des exemples qui devraient nous faire réfléchir davantage et peut être faire décider chacun de nous et à notre niveau à aller davantage vers le « Dialogue et la Compréhension mutuelle » :

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A chaque fois en juillet et précisément le 11 de ce septième mois de l’année, a lieu la célébration de la Journée Mondiale de la population (JMP). Cette date a été choisie par le Conseil d’administration du PNUD en rappel du 11 juillet 1987, jour où le nombre de la population mondiale a franchi la barre des 5 milliards. A cet instant précis où nous rédigeons, on compterait 6 975 860 560 individus dans le monde et à chaque seconde supplémentaire, 4 nouvelles naissances vont s’ajouter à ce nombre. Parmi ces quatre nouveaux nés, seul un va bénéficier du confort et des avantages de la modernisation, les trois autres vont grandir dans un foyer moins privilégié voire démuni. Et sur huit naissances dans un pays pauvre et particulièrement en Afrique subsaharienne ou encore en Inde, un enfant pourrait périr avant l’âge de 5 ans. Toujours selon les statistiques, ces enfants issus des familles les plus pauvres, étant donné leurs conditions de vie (parfois sans toit, ne mangeant pas à leur faim, sans eau courante ou confrontés aux difficultés de la scolarisation…), vont avoir nettement moins d’opportunités autant au quotidien que pour leur avenir!… Défavorisée dès le départ, la majorité de ces enfants en grandissant va rentrer dans la spirale de la pauvreté et même tomber dans la misère. Seule une petite minorité, va pouvoir ou voudrait faire des études et trouver un métier voire embrasser une carrière. Et dans nos pays, le nombre d’universitaires issus du milieu défavorisé ne cesse de diminuer avec les années et particulièrement après les crises successives. Le prix à payer, des sacrifices et un effort monumental de la part des parents puis un grand courage avec autant de persévérance venant des intéressés eux-mêmes.

Dans un autre domaine, si nous considérons les bénéfices que la science, la médecine et la technologie ne cessent de nous apporter jour après jour, ne serait ce qu’en économie de temps et d’effort physique. Si nous évaluons le profit que ces mêmes branches rapportent à l’être humain dans le domaine de la santé mais aussi en durée de vie. Et qu’en prime, nous jouissons des diverses commodités et de petits plus en plaisir et en bien être !… Le plus désolant serait de se mettre à l’évidence qu’au moins la moitié de la population mondiale ne peut même pas goûter à tous ces avantages dans lesquels vous et moi, nous sommes baignés quasi quotidiennement. Pire, s’il y a ceux qui vivent dans la pleine abondance et dépensent résolument sans compter, très nombreux sont ceux qui n’ont rien, donc absolument rien à dépenser.

Au-delà de la pauvreté elle-même, Ce qui est d’autant plus pathétique, c’est cette notion d’accumulation des souffrances liée aux inégalités. Quand déjà on est pauvre, qu’on est d’une certaine origine, une certaine couleur de peau ou qu’on appartient à une certaine caste et si en plus on a une culture ou une religion qui nous diffèrent des autres ou de quelques autres, alors ce sera amplement suffisant pour qu’on soit mis à l’écart voire exclu. Ainsi, si la journée mondiale de la population nous rappelle combien nous sommes nombreux sur cette planète et qu’il est temps de penser planning familial et politique démographique, il faut aussi rappeler qu’au-delà de toute forme de discrimination condamnable, que le nombre génère de plus en plus les inégalités au quotidien. Si un ancien président avait poussé les malgaches à faire beaucoup d’enfants pour occuper le pays, si nos aïeux encourageaient leurs enfants à avoir sept garçons et sept filles, il faut désormais concevoir que les enfants ne constitueront une richesse pour les parents, qu’à partir du moment où ils auront été bien éduqués et qu’ils sont promis à bel avenir !… Finis le dictat des parents !… Halte à l’exploitation des enfants, que ce soit sous forme de travail de la terre en échange d’une parcelle une fois marié ou carrément la mendicité en contrepartie d’un semblant d’alimentation !… Et pour être plus réaliste, stop à toute politique qui exploite la population et qui fabrique des enfants et des jeunes sans avenir, sans ambition ou au contraire trop prétentieux!… Hélas des individus manipulables, des citoyens aventureux !… Accueillons sereinement la Journée de la Population et posons-nous les bonnes questions par rapport aux raisons de cette célébration.

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      Dr Raharison

A chaque fois en juillet et précisément le 11 de ce septième mois de l’année, a lieu la célébration de la Journée Mondiale de la population (JMP). Cette date a été choisie par le Conseil d’administration du PNUD en rappel du 11 juillet 1987, jour où le nombre de la population mondiale a franchi la barre des 5 milliards. A cet instant précis où nous rédigeons, on compterait6 956 764 421individus dans le monde et à chaque seconde supplémentaire, 4 nouvelles naissances vont s’ajouter à ce nombre. Parmi ces quatre nouveaux nés, seul un va bénéficier du confort et des avantages de la modernisation, les trois autres vont grandir dans un foyer moins privilégié voire démuni. Et sur huit naissances dans un pays pauvre et particulièrement en Afrique subsaharienne ou encore en Inde, un enfant pourrait périr avant l’âge de 5 ans. Toujours selon les statistiques, ces enfants issus des familles les plus pauvres, étant donné leurs conditions de vie (parfois sans toit, ne mangeant pas à leur faim, sans eau courante ou confrontés aux difficultés de la scolarisation…), vont avoir nettement moins d’opportunités autant au quotidien que pour leur avenir!… Défavorisée dès le départ, la majorité de ces enfants en grandissant va rentrer dans la spirale de la pauvreté et même tomber dans la misère. Seule une petite minorité, va pouvoir ou voudrait faire des études et trouver un métier voire embrasser une carrière. Et dans nos pays, le nombre d’universitaires issus du milieu défavorisé ne cesse de diminuer avec les années et particulièrement après les crises successives. Le prix à payer, des sacrifices et un effort monumental de la part des parents puisun grand courage avec autant de persévérance venant des intéressés eux-mêmes.

Dans un autre domaine, si nous considérons les bénéfices que la science, la médecine et la technologie ne cessent de nous apporter jour après jour, ne serait ce qu’en économie de temps et d’effort physique. Si nous évaluons le profit que ces mêmes branches rapportent à l’être humain dans le domaine de la santé mais aussi en durée de vie. Et qu’en prime, nous jouissons des diverses commodités et de petits plus en plaisir et en bien être !… Le plus désolant serait de se mettre à l’évidence qu’au moins la moitié de la population mondiale ne peut même pas goûter à tous ces avantages dans lesquels vous et moi, nous sommes baignés quasi quotidiennement. Pire, s’il y a ceux qui vivent dans la pleine abondance et dépensent résolument sans compter, très nombreux sont ceux qui n’ont rien, donc absolument rien à dépenser.

Au-delà de la pauvreté elle-même, Ce qui est d’autant plus pathétique, c’est cette notion d’accumulation des souffrances liée aux inégalités. Quand déjà on est pauvre, qu’on est d’une certaine origine, une certaine couleur de peau ou qu’on appartient à une certaine caste et si en plus on a une culture ou une religion qui nous diffèrent des autres ou de quelques autres, alors ce sera amplement suffisant pour qu’on soit mis à l’écart voire exclu. Ainsi, si la journée mondiale de la population nous rappelle combien nous sommes nombreux sur cette planète et qu’il est temps de penser planning familial et politique démographique, il faut aussi rappeler qu’au-delà de toute forme de discrimination condamnable, que le nombre génère de plus en plus les inégalités au quotidien. Si un ancien président avait poussé les malgaches à faire beaucoup d’enfants pour occuper le pays, si nos aïeux encourageaient leurs enfants à avoir sept garçons et sept filles, il faut désormais concevoir que les enfants ne constitueront une richesse pour les parents, qu’à partir du moment où ils auront été bien éduqués et qu’ils sont promis à bel avenir !… Finis le dictat des parents !… Halte à l’exploitation des enfants, que ce soit sous forme de travail de la terre en échange d’une parcelle une fois marié ou carrément la mendicité en contrepartie d’un semblant d’alimentation !… Et pour être plus réaliste, stop à toute politique qui exploite la population et qui fabrique des enfants et des jeunes sans avenir, sans ambition ou au contraire trop prétentieux!… Hélas des individus manipulables, des citoyens aventureux !… Accueillons sereinement la Journée de la Population et posons-nous les bonnes questions par rapport aux raisons de cette célébration.

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Dr Raharison

 

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Au cours de ces trente dernières années, l’objectif primaire de l’Education a viré de 360 degrés !

C’est l’héritage de Dolto (*) disent certains professionnels de l’enfance. C’est la crise générationnelle ou encore la crise politique d’après d’autres spécialistes!…

Dans la plupart des pays du monde, il y a à peine une trentaine d’années, c’était l’institution qui par le biais des enseignants et des parents, géraient l’éducation des enfants. Depuis, cette dernière est laissée au libre arbitre des parents. Rappelons-nous le temps où le Maître d’école distribuait autant les « Bons Points » que les coups de baguettes sur les doigts: c’était l’application de la « règle »!… L’instituteur, comme son nom l’indique, en bon représentant de l’institution avait pour fonction de compléter voire de superviser le rôle des parents. Et chaque punition infligée à l’enfant, indirectement était une leçon voire un rappel à l’ordre adressé à ses parents. Et c’est ainsi que l’enseignement véhiculait la discipline, la morale, le civisme, l’hygiène, le savoir vivre, etc.

En Europe, faisant suite à la vague libertaire des années 60-70, un slogan a fait fureur durant les années 80-90: « Soyez des parents Libres, faites moins d’enfants et rendez-les plus heureux ». Une théorie en phase avec la signature de la Convention internationale pour les Droits de l’enfant de novembre 1989. Grâce à de grands coups médiatiques, ces textes semblent avoir changé assez rapidement la place de l’enfant dans la société comme il y a eu un changement radical dans le cadre de l’enseignement. Les écoles et surtout les enseignants ont opté pour la transmission du savoir et se sont détachés de ce rôle dit de gendarme qu’ils ont longtemps joué. De même, beaucoup de parents semblent avoir choisi d’offrir plus de liberté à leurs enfants même si d’autres, suite à des circonstances de vie ont bon gré, mal gré, opté pour le «renoncement » et parfois jusqu’à la démission. Et dans ce cas, les enfants se sont retrouvés sans repère ni balise autant à l’école qu’à la maison. Ainsi, livrés à eux-mêmes, ils ont vite été confrontés aux mauvais côtés de la société de consommation.

A Madagascar, comme dans la plupart des pays, l’école en tant qu’institution a fini par tomber en disgrâce. Comme en Europe, dorénavant l’apprentissage des valeurs est en grande partie laissé sous la responsabilité des parents et dépend autant de leur disponibilité que de leur capacité à les transmettre; ce qui est aléatoire. Les conséquences sont diverses en fonction des milieux mais nous tenons particulièrement à nous pencher sur le cas de familles au sein desquelles, l’autorité et même l’autoritarisme reste d’actualité. En effet, l’importance de la « Tradition Orale » dans le pays a toujours donné une suprématie aux aînés et explique davantage l’autorité incontestable et incontestée qu’exercent ces parents sur leurs enfants. « Nous sommes tes parents et nous avons des droits et des devoirs sur toi comme nous pouvons décider de ce qui est bien pour toi ! » Tel est le type de remarque venant de ces parents. Mais jusqu’où va l’autorité parentale et comment en savoir les limites ?… Les exemples ne manquent pas et les explications multiples. Parmi les plus courants, citons le cas de parents qui choisissent le cloisonnement de leurs enfants par peur des influences extérieures. Des ados qui ne sortent que pour aller à l’école ou seulement quand ils sont accompagnés de l’un des parents et à la limite d’un aîné. Dans un tout autre domaine, Il y a le cas de parents qui par nécessité exploitent leurs descendants par l’intermédiaire du travail : « Pour nous, nos enfants sont notre seule richesse, leurs bras nous sont bien utiles pour le travail de la terre ! » dit un jour ce paysan. Et pire pour ces marmots des villes dont les parents utilisent la fragilité et l’innocence pour les soumettre à la mendicité. Dans ces deux cas, même si l’unicité et la solidarité familiale sont les principales motivations avancées par les parents, la réalité nous démontre que de telles relations malheureusement se basent plus sur la notion de devoir, d’obligation morale et même parfois s’accompagnent de menace.

De l’Autorité au Pouvoir !… Par volonté ou par manque d’information, venant de l’école ou des parents: le fait est là, dans les deux cas, il s’agit d’inculquer une manière de faire, une manière d’être à des enfants et le plus souvent sans tenir compte de leurs avis ni de leurs aspirations. Par contre, si l’objectif de l’institution visait à formater des futurs citoyens; pour les parents, le plus souvent, c’est plus pour prévenir que l’enfant ne se trompe de voie.

Dans l’enseignement, avant la reconnaissance du droit de l’enfant, l’imposition d’une culture ou d’une certaine connaissance était la règle dans la majorité des pays,. Cela se passait essentiellement durant les périodes d’instabilité politique ou lors de la colonisation. Et cette pratique qui fait penser à l’endoctrinement reste toujours valable dans des pays où règne encore la dictature où toute forme d’intégrisme. Quant à l’excès d’autorité de la part d’un parent, celui-ci s’explique d’abord par le manque de confiance de celui qui l’exerce mais peut aussi traduire une relation hyper protectionniste elle-même pouvant être liée à une notion de droit voire de propriété sur les enfants.

Mais si l’excès d’autorité est toujours préjudiciable pour l’enfant, sur son développement et sur ses propres choix de vie à moyen et à long terme, l’absence d’autorité notamment par démission parental l’est tout autant. Mais reconnaissons que le pire dans le métier de parent c’est qu’aucune école ni formation dans ce domaine n’a jamais existé ! Or les décisions à prendre vis-à-vis de nos enfants sont toujours importantes et souvent cruciales.

Par contre, s’il y avait un seul conseil à nous donner en tant que parents, c’est surtout de ne pas nous culpabiliser! Sachons qu’aucun parent n’est parfait, nous faisons tous des erreurs mais le plus important c’est que nous puissions à tout moment nous remettre en question !… Et c’est justement l’Amour qui va nous permettre cette remise en question !… Et la remise en question, en Amour: c’est essentielle !…

(*) Françoise DOLTO, Pédiatre et Psychanalyste Française (1908-1998), pionnière des Psy qui ont considérés l’enfant comme un être égal à l’adulte.

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Docteur Raharison

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Pour le Japon et pour la Planète !…

Posted by admin On avril - 29 - 2011 ADD COMMENTS

Pour le Japon et pour la Planète !…

Admirons ce soleil levant, accordons une pensée brève mais profonde pour ce peuple meurtri, déchiré, en plein doute, baigné dans l’angoisse, submergé par la peur !… Prêchons la Solidarité et espérons que le pays nipon retrouve au plus vite sa quiétude, sa sérénité, cette force tranquille qui l’a toujours caractérisé ; bref son « dô » (sa Voie).

Au-delà des milliers d’images véhiculées par les médias, pouvant faire le lit de la stigmatisation et du fatalisme, Psymada veut mobiliser les consciences, susciter l’Individu, le Citoyen, chaque Responsable ou

Gouvernant de cette planète car quoique dame nature puisse être déconcertante voir méprisante, sachons que de par nos actes et décisions, nous sommes tous des acteurs directs sur notre environnement donc sur notre Avenir et celui de nos enfants.

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Psymada

A la recherche de ce « TRAVAIL » perdu !…

Posted by admin On avril - 10 - 2011 ADD COMMENTS

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Sachons d’abord qu’étymologiquement, le mot travail vient du latin «  tripaliare  » et signifie  » Torture  » ou  » Tourments « . Ce même mot est aussi l’équivalent de  » Labeur « , acte qui rappelle le rôle des  » Esclaves  » ou du moins des  » Servants « . Et d’ailleurs toute femme ayant des enfants savent que le travail c’est ce moment de  » Douleur  » et de  » Soumission » qui précède l’Accouchement.

Donc si au départ le travail et la souffrance avait une signification équivalente, c’est au fur et à mesure de l’évolution de la science et de la société que ce mot a retrouvé progressivement un sens moins péjoratif. Par exemple, le terme « Ouvrage  » a traduit autant la corvée, la besogne (femme d’ouvrage) que l’œuvre c’est-à-dire la réalisation voire l’exploit du travailleur.

Il y a à peine quelques années, pour la majorité, le travail était même devenu « l’Objectif  » et travailler était une « Chance  » voire un  » Privilège « . Malheureusement, avec l’apparition des différentes crises économiques mondiales successives, avec les grandes difficultés politiques en matière sociale et en gestion de l’emploi, pour certains le  » Travail  » ne fait plus partie de leur « Système de Valeurs ». Pensez à ce père ou cette mère de famille qui se fait licencier du jour au lendemain après quelques dizaines d’années d’ancienneté. Rappelez-vous ces usines qui ferment laissant sans ressources des centaines de foyers ou toute une ville voire toute une région. Si l’esclavage tuait l’homme physiquement et probablement plus rapidement; au 21è siècle, le travail peut l’user moralement, le brûler à petit feu et même le pousser à se sacrifier, à se suicider. Récemment une personne s’est même immolée par le feu pour son travail ou à cause de son travail !…

En somme, le dicton « le travail nourrit son homme » ne semble plus faire référence !… Dans quelques pays, certains se demandent même pourquoi travailler si le chômage peut faire gagner plus et avec moins d’effort ? Dorénavant, « le Culte de l’Argent prime sur celui du Travail ! ». Si enfant nous avons tous aspiré au métier de nos rêves, adulte nous ne rêvons plus que d’argent et même sans avoir de métier !… Et dites-vous qu’un de mes patients explique sa démotivation au travail du fait que la vie est loin d’être équitable. Il éprouve de plus en plus de dégoût en voyant d’une part, dans la rue certaines grosses voitures et limousines conduites par des personnes qui sûrement dit-il, ont moins travaillé que lui. D’autre part il accuse les médias qui nous montrent de plus en plus de gens qui du jour au lendemain, sans le moindre effort et au nom de dame la chance, se retrouvent dans un fauteuil doré !…

S’agissant des jeunes de ce pays, combien d’entre eux ne choisissent plus leur travail que pour le salaire qu’ils espèrent en gagner!… Ainsi, deux cas extrêmes ont fini par se distinguer : ceux qui sont arrivés à un certain niveau d’étude qui veulent tous être directeur ou chef de service et ceux qui n’en sont pas parvenus, préfèrent abandonner et se lancer dans ce qu’ils appellent le « business ». Le comble de cet état d’esprit c’est qu’il génère davantage l’instabilité au travail !… La motivation diminue, travailler devient une contrainte et la désillusion risque de s’installer assez rapidement.

Vous qui êtes employeur, Regardez autour de vous, un certain travail dans une certaine gamme de profession ne devient plus qu’un tremplin, un « Poste d’Attente » où celui qui va venir remplacer votre précédent employé, repartira aussi vite que lui !…

Faudrait-il attendre le jour où tout le monde gagnera de l’argent sans travailler pour que le travail retrouve à nouveau sa juste Valeur ?…

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Dr Raharison

Concours National

Le 17 Mai 2010, lancer un Concours auprès des Ados et jeunes

–  du « Toit de Tana », ce superbe endroit qui surplombe la capitale malgache et tout particulièrement les sites comme le Lac Anosy, le Stade de Mahamasina et en face, le Palais de la Reine: des lieux riches en histoire notamment l’essor d’une Royauté ou encore la naissance d’une République!…

–  de l’Hôtel Carlton, un endroit devenu mythique où, à quelques étages plus bas, se fait, se défait puis se refait le présent mais aussi le devenir de la nation malgache. Un bâtiment où se mélange l’espoir et le désespoir de tout un peuple à l’image de sa politique et de ses politiciens!…

Autant de symbole, autant de réflexion que Psymada veut mettre en exergue auprès de la population malagasy en général, de tout Citoyen du Monde  mais surtout les 16-25 ans, en organisant cette Conférence de Presse marquant le début d’un Concours National de Rédaction du meilleur article sur ce thème : « LA DIVERSITE AU SERVICE DE LA PAIX » !…

Dr Raharison

IMPACT: 5ème Festival des Films Courts

Posted by admin On avril - 19 - 2010 1 COMMENT

Les Titres de ces trois films primés en disent long :

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OU EN SOMMES-NOUS ?… (film de Vaika RAVALOSON: 3ème Prix)

Les 5èmes Rencontres du film court n’ont même pas fermé leurs portes que déjà les réalisateurs, par le biais de l’un d’entre eux, ont déclaré publiquement  leur crainte voire leur hantise de se retrouver à nouveau dans l’ombre!… N’est ce pas l’ironie du sort pour des amateurs de la salle obscure ? La passion a fait d’eux des professionnels  du Cinéma !… Des Professionnels avant l’âge car ils n’ont même pas eu de formation dans le domaine. Des Professionnels malgré eux car ils doivent vivre de leur réalisation, nourrir leur famille  et aspirent comme vous et moi à une stabilité, une notoriété mais aussi une augmentation de grade voire de salaire. Oui, l’un d’entre eux était deuxième lors des dernières rencontres et cette fois-ci il a crevé l’écran en devenant premier. Encore oui car grâce à la générosité des Sponsors et Partenaires, trois d’entre eux vont pouvoir Internationaliser leurs œuvres !… Mais, qu’en est-il des 43 autres non primés? Ils retrouveront sûrement les centaines d’autres anonymes qui produisent autant qu’ils le peuvent leurs VCD et leurs DivX pour essayer de  vendre « des rêves »!… Ou plutôt leurs « rêves » voire leurs « cauchemars »! Sans parler des pirates qui pourraient leur voler leurs œuvres !…

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L’ACTE (film de José RAKOTOBE: 2ème Prix)

En présentant son film, José a spécifié qu’il a toujours préféré « l’Acte » à la « Parole ». Ceci semble refléter l’état d’esprit des ces jeunes réalisateurs qui à partir de rien font tout pour avancer, évoluer et tenter de se faire connaître. Quant aux réalisateurs ou producteurs malgaches plus âgés, leurs propos laissent transparaître  un certain dépit, un ras le bol de la situation voire une certaine « recherche d’un Cinéma perdu». Heureusement,  grâce à Laza et toute son équipe, l’association de ces tendances avec d’un côté l’expérience des aînés, résidents ou non et d’autre  part  les  jeunes avec leur énergie et leur enthousiasme, a fait de ce 5ème festival  une réussite indéniable. Concernant « l’après rencontres », indépendamment du Politique et de la politique, la constitution d’un réseau comprenant chacun des participants et renforcé par tous les amoureux du 7ème Art serait une manière d’éviter que les efforts développés au cours de ce festival ne soient vains et que la lueur d’espoir qui en est sortie ne retombe au fond des oubliettes.

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PETITE  FENÊTRE (film de Sitraka RANDRIAMAHALY: 1er Prix)

Sitraka, en recevant son prix a manifesté son espoir de voir en cet évènement une « Petite Fenêtre » pour le Cinéma Malgache!…Cette fois-ci, la Fenêtre a été représentée par le CCAC, la Coopération Française avec son Ambassadeur et tout le Réseau Culturel Francophone sans oublier tous les Professionnels du Cinéma Africain. Leur soutien et leurs aides nous rappellent combien la culture est universelle et combien le Cinéma est  important.  En effet, à notre époque, le Cinéma constitue un « repère » pour une nation : c’est son histoire, ses réalités mais aussi et déjà son futur !…

Fort heureusement, les difficultés réveillent toujours les bonnes volontés et parmi celles-là, ne nous privons pas de le répéter,  ceux de Rozy films et de son fervent dirigeant. D’autre part, ne minimisons point le rôle joué par les médias et citons particulièrement le Groupe RTA car ses actions durant ces Rencontres ont été hautement louables mais aussi indispensables pour que le Cinéma puisse un jour reprendre la place qu’elle aurait dû et qu’elle devrait occuper dans notre Culture.

Si la fenêtre est importante, elle ne doit pas faire oublier que l’objectif final est d’avoir une « Porte », une suffisamment grande pour permettre autant les entrées que les sorties. « Mangeons du Cinéma! Plus on en regarde, plus on apprend » disait Guillaume Pierre de  CFI. Et enfin, ne boudons pas les festivals, aussi petits qu’ils soient. Ne rêvons pas de Venise et de Cannes sans passer par Yaoundé, le Port ou Ouagadougou !…

Terminons par la dernière phrase de Laza lors de cette cérémonie de fermeture: « Longue Vie au Cinéma Malgache !… »

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Dr Raharison

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