mardi 24 janvier 2017

Les adolescents en couple ne votent pas souvent pour l’abstinence. Et pour les fois qu’ils le font sans protection, ils n’y songent même pas mais quand les règles ont du retard et que le test de grossesse est positif…

On a mis à notre disposition plusieurs méthodes de contraception (préservatif, spermicide, pilule…), parce que l’efficacité des méthodes dites naturelles (retrait…) est très faible. Et les risques sont plus grands pour les ados qui ont un organisme encore instable. C’est pour ça que 15 millions, par an, de jeunes filles de 15-19 ans tombent enceinte dans le monde et une adolescente sur dix âgées de moins de 15 ans, a déjà un enfant à Madagascar ( FNUAP 2006).

La jeune mère peut décider de garder l’enfant, d’avorter, ou de faire adopter le bébé. Un le destinchoix pas évident du tout étant donné les problèmes qui vont suivre quelque soit l’option.

L’avortement, particulièrement à Madagascar, est puni par la loi et inacceptable pour la culture et la tradition de ce pays. De toutes manières, celle qui le fait ou qui accepte de le faire, risque des accidents graves notamment l’hémorragie, la stérilité, le traumatisme génital et psychique voire la mort ! D’ailleurs, aucun de ces risques n’est prévisible.

Par contre, devenir mère adolescente est une épreuve qui met une jeune fille devant une responsabilité qu’elle ne peut assumer seule. Le fait des difficultés à en parler avec les proches peut également lui faire éprouver un profond sentiment de solitude et de détresse. Comment avouer à ses parents qu’on a trahi leur confiance ? Il y a également les risques liés au fait que les différentes parties de l’organe de reproduction de l’ado ne sont pas assez bien constituées pour accueillir un fœtus. D’où les risques de Grossesse Extra-Utérine (0.96%), de Toxémie Gravidique * (6.7%), de Fausses Couches (1.9%), d’Hémorragie de délivrance (3.8%), de Prématurité (15%) ou de Malformation chez le nouveau né (4.8%) (Santémaghreb 2000).

Quant au jeune père ? Il est évident que ce n’est pas lui qui porte l’enfant. Et la jeune mère ne peut pas toujours compter sur lui. Normal qu’elle se sent beaucoup plus responsable et d’ailleurs en cas de problème, c’est elle la première victime. Et si jamais en plus le garçon nie être le père, ne veut pas garder l’enfant, ou encore menace de rompre, c’est alors le désespoir pour la jeune fille.

Personnellement, je pense que gérer de tels problèmes n’est pas de l’âge d’une adolescente. Elle doit s’occuper de ses études et n’a pas la maturité pour assumer de telles responsabilités. C’est une des causes de suicide chez les jeunes et il y a jusqu’à 90 000 cas par an dans le monde d’après le FNUAP 2006.

Mais malgré tout, un bébé est un cadeau. Comment avorter quand on voit la joie qu’un nouveau-né apporte à une famille et sachant qu’on risque de ne plus en avoir ! Et si le père refuse catégoriquement de garder l’enfant, il faut prendre conscience que lui ne subira aucune de ces complications. Et plus tard, il pourra même abandonner la jeune fille pour une autre qui pourra lui donner d’autres enfants. Il faut donc insister sur son devoir et ses responsabilités. Pas question de le laisser filer !

Bien sûr on peut s’attendre à être mise à l’écart par l’entourage, au rejet de la famille, aux il faut....problèmes financiers… Mais quand le nouveau né arrive, si la famille ne vient pas pour le choyer, les amis le feront à sa place. De l’aide, on en trouve toujours, et si ce n’est pas auprès des parents, ce sera auprès d’autres adultes. On dit aussi qu’un enfant né d’une mère enceinte pendant ses études, est par nature intelligent. N’est-ce pas ce que toute mère voudrait pour son enfant ?

Et même si la vie du jeune couple va désormais être différente de l’amourette et pourra connaître des disputes fréquentes, la relation va en s’améliorant au fur et à mesure que les deux parents vont mûrir.

En somme : « Ils ne faut pas demander que les évènements arrivent comme on le veut mails il faut les vouloir comme ils arrivent !».

sommeil

Irinah R

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